MarchéNicox : Sophia Antipolis dans l'oeil du marché !Retour en force de la spéculation... L'obsolescence programmée, fléau de notre société de consommation ?Dans les années 1920, des industriels américains ont trouvé la formule magique pour soutenir la consommation : l'obsolescence programmée. Fini les bas en nylon qui résistent à tout et les ampoules qui durent 1000 ans, "un bon produit est un produit jetable". Tourné aux quatre coins du monde, Prêt à Jeter est une enquête sur les bases de notre économie moderne - consommation, gaspillage et pollution.
Dans une société où la croissance est tirée par la consommation, les produits durables sont une catastrophe ! Et c'est une constatation qui ne date pas d'hier. Dès 1928, on pouvait lire dans une revue spécialisée, "un produit qui ne s'use pas est une tragédie pour les affaires".
Pour rentabiliser les machines et soutenir la consommation, on a contraint les ingénieurs à réduire la durée de vie des produits.
Les consommateurs, à la fois victimes et complices, n'ont pas d'autres choix que d'entretenir ce système court-termiste et gaspilleur. La preuve, quand un produit tombe en panne, la réparation coûte plus cher que de racheter du neuf. Mais une fois hors d'usage, les produits ne se recyclent pas aussi facilement. Alors que deviennent-ils ?
"À l'époque, le développement durable n'était pas au centre des préoccupations", rappelle Warner Philips, arrière-petit-fils des fondateurs de la marque du même nom. Mais alors que les ressources de la planète s'épuisent, l'industrie semble engoncée dans ses principes. Pourtant d'autres modèles économiques existent, plus durables. Ils sont présentés dans Prêt à jeter- comme une invitation à la réflexion et au changement. Le cas de l'ampoule électrique : Le filament de l'ampoule à incandescence a été conçu par Adolphe Chaillet. Comment ce produit simple est 'il devenu la première victime de l'obsolescence programmée ?
Extraits : "Au début, les fabricants cherchent à produire des ampoules de longue durée 'grâce à un filament particulièrement stable'... Les premières ampoules de Thomas Edison commercialisées en 1881 avaient une durée de vie de 1.500 heures. En 1924, quand le Cartel Phoebus fut fondé, les fabricants annonçaient déjà des durées de vie de 2.500 heures et insistaient sur la longévité de leurs ampoules."
C'est à partir de 1925, que le Cartel a pensé à limiter la durée de vie à 1.000 heures par des moyens techniques.
"En 1929, une liste indique les amendes (en Francs Suisses) payés par le cartel si par exemple leurs ampoules dépassaient 1500 heures."
"Avec la mise en place de l'obscolescence programmée, la durée des ampoules a chuté. En seulement 2 ans elle est passé de 2.500 h à moins de 1.500h. Dans les année 1940, le cartel a atteint son but. La durée standard d'une ampoule est désormais fixée à 1.000 heures."
"General electric a produit un film éducatif pour expliquer aux consommateurs que la durée en vigueur était la meilleure."
La publicité est assez explicite : "Regarder ce filament ; La durée de vie dune ampoule dépend grandement de la température du filament ; Des échantillons de toutes les usines sont testés dans un souci de qualité."
"En 1942, le Cartel est découvert et le gouvernement américain porte plainte contre GE et d'autres fabricants d'ampoules. On les accuse de fixer le prix, de concurrence déloyale et de limiter la durée de vie des ampoules à incandescente. Après 11 ans de procès, la cours prononce son jugement en 1953. GE et ses associés sont contraints en autres, de lever leur restriction sur la longévité des ampoules".
"En réalité, ce jugement n'a eu que trés peu d'effet, les ampoules ont continué à durer 1.000 heures". "Dans les décennies suivantes, des centaines de brevets de fabrication d'ampoules ont été déposés, dont une, pouvant durer 1000 heures. Aucune d'elle n'est jamais parvenue sur le marché."
Prêt à jeter, raconte également l'histoire de la Centennial Light. Installée en 1901 dans une caserne de pompiers en Californie, cette ampoule brille encore aujourd'hui. D'ailleurs vous pouvez la voir en direct à l'aide de la webcam (cliquez sur ce lien >>>> ici). Interview de Philippe Frémeaux : Philippe Frémeaux est éditorialiste et président d'"Alternatives Economiques". Dans un article consacré à l'obsolescence programmée, il est revenu sur le fonctionnement de notre économie moderne. Selon lui, les industriels sont tout à fait capables de créer des produits durables et réparables quand cela est dans leur intérêt. Mais tant qu'ils ne seront pas contraints d'assumer le gâchis entraîné par une production accrue de biens rapidement obsolètes, l'obsolescence programmée perdurera. Il étaye ici son propos, développant notamment la notion de recyclabilité, selon lui "au coeur du problème" [ Accéder à l'interview : ICI ] A voir ou à revoir : Le reportage "Prêt à jeter" a été diffusé ce mardi 24 janvier sur ARTE. Il est intégralement visualisable gratuitement via internet : http://www.arte.tv/fr/3714422.html Bourse : quelques prises de bénéfices font chuter les cours à ParisCe matin, la place boursière Parisienne était en baisse de 0.52%, suite à des prises de bénéfices au lendemain d'une nette progression, dans un marché qui veille sur les discussions en Grèce et les chiffres de la croissance américaine...
Comment relancer la filière de l'énergie solaire en France ?Alors que la filière de l'énergie solaire photovoltaïque a perdu en 2011, la moitié des 25.000 emplois qu'elle avait créés jusque-là, l'association professionnelle de l'énergie solaire (Enerplan) propose 2 mesures pour relancer le secteur dès 2012 et cela dans une logique industrielle, non spéculative. Le kilowattheure d'électricité solaire devrait atteindre la « parité réseau » - c'est-à-dire aura un prix de revient équivalent à celui de l'électricité au détail - d'ici à 2017 (*). Selon Enerplan, les entreprises françaises, pour la plupart des PME, veulent être les acteurs de cette étape majeure du futur de l'énergie en France et dans le monde.
Pour les projets de centrales de moins de 100kwc ; le système de régulation du tarif d'achat a conduit à une baisse très forte (- 26% de mars 2011 à 1er janvier 2012), supérieure à la baisse des coûts d'investissement. Aussi, pour les projets de moins de 100kWc, Enerplan demande de figer les tarifs d'achat au 1er janvier 2012 pour à minima le premier semestre (pas de baisse au 1er avril).
Pour les projets de centrales de plus de 100 kWc (au-delà de 700 m² de panneaux) ; la sélection passe désormais par un système d'appels d'offres. Du fait de la complexité du processus et du délai d'instruction prévisible des dossiers par la Commission de Régulation de l'Energie (CRE), la réalisation des projets retenus ne pourra débuter qu'à l'automne 2012. Enerplan estime que la combinaison des 3 éléments (calendrier extrêmement long, coûts de développement et issue incertaine des projets) détruit chaque jour un peu plus le tissu économique et d'expertise du photovoltaïque en France.
Enerplan propose le retour à des tarifs d'achat bas et dégressifs de l'électricité photovoltaïque concernant les projets de plus de 100 kWc. Pour l'association, cette mesure ne présente que des avantages pour l'Etat, les entreprises et le consommateur : Permettre une reprise du marché dès 2012 : les entreprises du secteur pourront enfin investir avec une visibilité à 5 ans et devenir ainsi des acteurs à l'export d'un savoir faire français dans un marché mondial au potentiel considérable. Eviter à l'Etat le coût de mise en place de services de traitement des dossiers d'appels d'offre au sein de la CRE, qui n'est en rien dimensionnée pour cela dans ses effectifs, Assurer une maitrise des coûts d'achat de l'énergie, selon l'échéancier proposé ci-dessous, et donc la décroissance de l'impact sur la CSPE, jusqu'à un coût nul dès 2017.
Propositions Enerplan de baisse des tarifs d'achat sur la base d'une révision baissière semestrielle (au dessus de 100 kWc)
Les tarifs de départ de 2012 sont basés sur les niveaux estimés fournis pour les appels d'offres en cours organisés par l'Etat. Ces tarifs représentent, pour chaque tranche, une moyenne et varieront, selon le type de centrales (au sol, toiture, ombrière…) et selon les zones géographiques des installations. Afin d'éviter tout dépôt de dossiers « fictifs » et tout risque de spéculation, Enerplan rappelle que des critères sérieux doivent être fixés et un minimum de documents devront être fournis pour bénéficier du tarif d'achat (bail ou promesse signé, autorisations administratives, pré-validation des préfectures, capacités financières…).
Ensuite, "les professionnels du solaire ont la maturité industrielle pour aller vers une réduction raisonnée des tarifs d'achat de l'énergie solaire" estime t-elle. Mais ils ont avant tout besoin de stabilité pour se développer.
(*) sources EPIA & EGS PV La consommation française de carburants en décembre 2011Selon les derniers chiffres du Comité Professionnel du Pétrole (CPDP), les livraisons de carburants sur le marché français se sont élevées à 4,2 millions de mètres cubes en décembre 2011, en recul de 1,6 % par rapport à décembre 2010. Ce léger repli est la résultante d'une baisse de 6,4 % des livraisons de supercarburants sans plomb et d'une baisse de 0,3 % des livraisons de gazole. La part du gazole dans la consommation française de carburants a été de 81 % en décembre 2011.
Sur l'ensemble de l'année 2011, la consommation française de carburants a été stable (+0,08 %) par rapport à l'année 2010. Durant cette période, la consommation de supercarburants a baissé de 5 % tandis que celle de gazole a augmenté de 1,5 %. Technip : contrat pour une plate-forme de traitement de gazLe centre opérationnel du groupe Technip à Perth (Australie), Technip Oceania (TPO), a annoncé avoir remporté un contrat, d'une valeur d'environ 90 millions d'euros, auprès de Daewoo Shipbuilding and Marine Engineering (DSME) pour la conception de la plate-forme offshore de traitement de gaz "Wheatstone" de Chevron, située à l'ouest de l'Australie. La partie amont (offshore) du projet porte sur les champs de gaz WA-17-R et WA-253-P situés sur le plateau continental au nord-ouest de l'Australie occidentale par une profondeur d'eau allant de 70 à 200 mètres. La production sera transportée jusqu'à la plate-forme de traitement où le gaz à condensats sera traité puis comprimé et exporté, à travers un pipeline de 200 kilomètres de long, vers l'usine de gaz située à Ashburton North, à 12 kilomètres d'Onslow (Australie).
Ce contrat fait suite à la réalisation par TPO de l'ingénierie d'avant-projet détaillé du projet, attribué par Chevron en 2009.
« La plate-forme Wheatstone sera une des plus grandes jamais construites, et je suis fier que nous la concevions pour DSME depuis notre centre australien. Nous avons dû nous développer localement pour pouvoir réaliser le contrat, avec plus de 200 personnes travaillant à Perth sur le projet » a déclaré Frans Roozendaal, Managing Director de TPO.
« Pouvoir faire appel au bureau australien de Technip pour conduire ce projet a été un atout indéniable. La continuité avec l'ingénierie d'avant-projet détaillé qu'il a réalisé, sa connaissance des spécificités du marché australien et sa proximité avec Chevron nous confèrent un avantage important » a ajouté KH Lee, Chef de Projet chez DSME.
Les centres opérationnels de Technip à Perth (Australie) et Kuala Lumpur (Malaisie) réaliseront le contrat, qui devrait être achevé au second semestre 2012. SFR accuse Orange d'avoir aidé Free à casser les prixSans l'accord d'itinérance conclu avec Orange, Free Mobile n'aurait pas pu offrir des forfaits si bon marché. C'est la thèse soutenue par le PDG de SFR qui tire à boulets rouges sur le forfait à 2 euros de Xavier Niel. Bourse : un marché Parisien au ralentiLe marché boursier Parisien a fermé en repli (-0,31%) mercredi, se montrant prudent. Un marché toujours plein d'interrogation sur le sort de la dette grecque et sur les négociations en cours dans la zone euro en vue d'une amélioration des mécanismes de soutien...
Swissolar veut 2 m2 de capteurs solaires thermiques par habitantLe résultat d'une étude de potentiel présentée mercredi à Lucerne** a montré que 60 % des besoins en chaleur du parc immobilier de bâtiments d'habitation en Suisse pouvaient être couverts avec l'énergie solaire. Se basant sur cette étude, Swissolar, l'Association suisse des professionnels de l'énergie solaire, s'est fixé un objectif précis : d'ici à 2035, 2 m2 de capteurs solaires par habitant doivent être installés sur les bâtiments suisses.
En 2011, ce chiffre était de 0,13 m2. Avec la réalisation de l'objectif de Swissolar, 20 % des besoins en chaleur pourront être couverts dans le domaine de l'habitat. Il sera possible d'atteindre cet objectif grâce à un schéma directeur.
1) Pourquoi 2 m2 par habitant d’ici 2035 ? La consommation d’énergie en Suisse va changer d’ici 2035. Aujourd’hui, le chauffage et l’eau chaude sanitaire des habitations représentent 27% de la consommation d’énergie totale. Ce pourcentage devrait diminuer ces prochaines années, notamment grâce à l’amélioration de l’isolation des bâtiments et à l’optimisation des technologies d’accumulation.
Une étude des potentiels mandatée par l’Office fédéral de l’énergie (1) montre qu’il est possible de couvrir près de 60% des besoins de chauffage et d’eau chaude sanitaire par le solaire thermique au cours des 20 prochaines années. Le secteur de l’habitat possède un fort potentiel d’amélioration énergétique, mais cela ne peut se réaliser du jour au lendemain. Ce développement dépend notamment du cycle de rénovation des bâtiments et des chaudières, ainsi que de la croissance de l’industrie solaire thermique. C’est pourquoi Swissolar s’est fixé un objectif : 20% de solaire thermique dans le secteur de l’habitat d’ici 2035. Cet objectif correspond à une surface de captage totale de 15 millions de mètres carré, soit 2 mètres carré par habitant si nous reportons ce chiffre à la population actuelle de la Suisse. L’année 2035 n’a pas été fixée au hasard, elle correspond aux scénarios énergétiques de l’OFEN.
2) Tous les bâtiments d’habitation conviennent-ils pour l’installation de capteurs solaires ?
L’étude mandatée par l’OFEN, mentionnée au point 1), révèle un potentiel considérable : Cinq bâtiments d’habitation sur six peuvent couvrir plus de 10 % de leurs besoins thermiques par l’énergie solaire. Presque un tiers des bâtiments d’habitation pourrait dès aujourd’hui s’approvisionner à 50 % de chaleur solaire, avec la technologie actuelle et sans isolation supplémentaire.
45% des bâtiments d’habitation pourraient s’approvisionner à 100% par le solaire thermique si leur isolation était améliorée et si les accumulateurs étaient optimisés.
Selon les statistiques, 30 mètres carrés de toit sont disponibles pour des installations solaires thermiques pour chaque parcelle de 100 mètres carrés au sol. Ce chiffre correspond à une surface de toiture appropriée, orientée de manière pertinente et suffisamment ensoleillée pour permettre une telle installation.
3) Les bâtiments d’habitation offrent-ils suffisamment de place pour réaliser cet objectif ?
Oui. Il faut une surface de captage de 15 millions de mètres carrés (15 km2) pour couvrir 20 % des besoins de chauffage et d’eau chaude sanitaire des bâtiments d’habitation. Cela correspond à environ 8 % de la surface des toitures de l’ensemble des bâtiments d’habitation (la Suisse possède environ 180 km2 de toits, auxquels s’ajoutent 4,5 km2 de nouvelles toitures par an). Les toits des bâtiments d’habitation suisses offrent donc suffisamment de place pour réaliser l’objectif fixé par Swissolar. A l’heure actuelle, seul 1 km2 de toiture est utilisé pour le solaire thermique.
4) Le solaire thermique (chaleur solaire) et le solaire photovoltaïque (électricité solaire) sont-ils concurrents sur les toits des maisons ?
Non. Contrairement au solaire thermique, le solaire photovoltaïque ne se limite pas aux bâtiments d’habitation, mais inclut tous les autres types de bâtiments, ce qui élargit considérablement la surface de toiture à disposition pour ce type d’installation.De plus, l’électricité solaire peut alimenter le réseau de distribution public, ce qui n’est pas le cas de l’eau chauffée par les capteurs solaires.
Swissolar a aussi défini un objectif concernant le solaire photovoltaïque : 20% d’électricité solaire (= 12 milliards de kilowattheures) pour 2025, ce qui correspond à une surface de 90 km2. Les toits et façades de tous nos bâtiments offrent donc largement assez de place, tant pour les capteurs thermiques que pour les installations photovoltaïques. 5) Où en est la Suisse actuellement dans l’exploitation du solaire thermique ?
Après une croissance fulgurante entre 2004 et 2009, le marché suisse n’enregistre désormais plus qu’une faible augmentation de la surface de captage vendue (cf. graphique). Cette stagnation est attribuable d’une part à la popularité en hausse du photovoltaïque, d’autre part à la difficulté de conquérir de nouveaux marchés au-delà de celui des maisons individuelles (80 % des installations solaires thermiques réalisées jusqu’à présent se situent sur des maisons individuelles). En ce qui concerne la surface de captage installée, la Suisse occupe une position moyenne en Europe avec environ 0,13 m2 par habitant. Bénéficiant de conditions climatiques similaires, l’Autriche possède une surface de captage quatre fois plus élevée, ce qui souligne le grand potentiel de la Suisse. Les capteurs solaires thermiques installés actuellement couvrent environ 0,7 % des besoins des foyers en chauffage et en eau chaude sanitaire. Quant à la production de chaleur solaire pour l’industrie et l’artisanat, elle n’en est qu’à ses tout débuts. A titre d’exemple représentatif, citons les hôtels autrichiens dont 7 % exploitent déjà des installations solaires thermiques pour couvrir leurs besoins (état : 2007), tandis qu’en Suisse ce pourcentage n’est que de 2 %. 6) 2 mètres carrés de capteurs solaires par habitant, est-ce réaliste ?
Oui. A la fin de l’année 2011, une surface de captage d’environ 0,13 m2 seulement par habitant était installée en Suisse. Nous pouvons faire beaucoup mieux, plusieurs exemples le prouvent. Le canton d’Uri, par exemple, a adopté un programme qui prévoit l’installation de 12’000 mètres carrés de capteurs solaires d’ici 2020, impliquant 2000 toitures solaires. Ce canton se trouve donc sur la bonne voie pour atteindre l’objectif intermédiaire de 0,5 m2 de capteur thermique par habitant jusqu’en 2020 (cf. graphique 2). Une commune du canton de Soleure, Hessigkofen, a prouvé qu’un tournant bien plus décisif encore était réalisable. En l’espace de trois ans, la surface de captage installée est passée de 0,13 à 0,85 mètres carrés par habitant ? un chiffre six fois plus élevé que la moyenne suisse actuelle. Ces installations permettent à la population de Hessigkofen de couvrir 10% de leurs besoins thermiques par le solaire, ce qui correspond aux souhaits de Swissolar pour 2025 pour l’ensemble de la Suisse (cf. graphique 2).
Afin d’atteindre l’objectif fixé pour 2035, il est nécessaire d’installer quelques 650'000 m2 de capteurs solaires thermiques par an et ce durant les 23 prochaines années (c’est-à-
dire multiplier le marché actuel par 4) A titre de comparaison, environ 4,5 km2 de nouvelles toitures sont construites chaque année et 4,5 km2 de toitures sont rénovées par an (soit 1% du parc immobilier) et la majorité de ces toitures ne comportent malheureusement pas d’installation solaire thermique. En d’autres termes, il serait possible d’atteindre l’objectif fixé pour 2035 en installant des capteurs solaires thermiques sur 7 % des toitures lors de toutes les nouvelles constructions ou rénovations ! [ Evolution de la surface de capteurs solaires thermiques installés en Suisse, selon l’objectif Swissolar ] La poursuite de cet objectif exige que des mesures soient prises dans différents domaines, tels que la technologie, la recherche appliquée, l’encouragement, le marketing, ainsi que l’éducation et la formation continue. Un point central de cette évolution : la définition d’objectifs obligatoires de la part de la Confédération et des cantons en matière de solaire thermique, dans l’esprit de l’objectif fixé par Swissolar. De concert avec les acteurs principaux (industries, recherche, secteur publique), Swissolar souhaite mettre en évidence les étapes à franchir pour atteindre l’objectif fixé à 2035, et ce grâce à un schéma directeur (cf. le document « Chaleur solaire Suisse 2035 : Points clés du schéma directeur »). 7) Combien coûte une surface de captage de 15 millions de mètres carrés ? Un mètre carré coûtant environ CHF 1500.? (matériel et installation, frais supplémentaires par rapport à une solution conventionnelle), il en résultera des coûts cumulés approximatifs de CHF 22,5 milliards, ce qui correspond à un investissement annuel moyen d’un milliard de francs. Nous pouvons nous attendre à des baisses de coûts dans les prochaines années, grâce à la croissance du marché et au développement des technologies. De plus, les installations solaires thermiques permettront de réaliser des économies en termes de consommation d’électricités, de mazout et de gaz, dont les prix vont augmenter chaque année. En 2035, lorsque l’objectif de 20%aura été atteint et selon l’évolution des prix des énergies, ces économies se situeront entre 800 millions de francs (estimation selon les prix actuels) et 2 milliards de francs par an prévisions : mazout = CHF 3.?/l ; électricité = 30 cts/kWh ; gaz = CHF 3.?/m3). Cela représente en moyenne 1,4 milliards de francs d’économie par an. Au final, l’investissement dans le solaire thermique est presque compensé au niveau financier, et cela permet de créer des emplois et de réduire notre dépendance aux énergies importées (mazout, gaz et électricité). 8) Quelles sont les économies d’énergie possibles ?
La réalisation de l’objectif de 20 % permettra d’économiser 1,2 milliard de kilowattheures d’électricité par an, soit presque la moitié de la production annuelle d’électricité de la centrale nucléaire de Mühleberg. En outre, il sera possible d’économiser environ 400 millions de litres de mazout et approximativement 140 millions de m3 de gaz par an. A titre de comparaison, 400 millions de litres de mazout correspondent à :
à 8000 wagons, ce qui équivaut à un train de marchandises de 160 km de longueur
à la distance Zurich ? Fribourg par voie aérienne [ Economies d’énergie de 6,6 milliards de kWh par an ] Les émissions de CO2 s’en trouveront donc passablement réduites : environ 1,45 millions de tonnes par an (mazout : 1 million de tonnes ; gaz : 280’000 de tonnes ; électricité2 : 170’000 tonnes).
9) Avons-nous suffisamment de spécialistes pour mettre en ?uvre l’objectif de Swissolar ?
Nous sommes sur la bonne voie. Si nous voulons mener à bien la réalisation de l’objectif Swissolar, il nous faudra davantage de spécialistes puisque cela nécessitera 10'000 postes à
plein temps. De nouvelles offres de formation sont déjà en place et continuent d’être développées. Elles sont notamment proposées par des associations professionnelles, dont
suissetec (Association suisse et liechtensteinoise de la technique du bâtiment), par Swissolar, ainsi que par les écoles des métiers. Les branches du solaire, des sanitaires et du chauffage sont toutes très motivées à contribuer à l’objectif de Swissolar.
10) Comment la chaleur solaire fonctionne-t-elle ?
Le fonctionnement du solaire thermique (aussi appelé chaleur solaire) se distingue significativement de celle du photovoltaïque, qui jouit d’une présence médiatique plus prononcée. Contrairement au photovoltaïque, le solaire thermique ne produit pas d’électricité, mais sert à la production de chaleur pour l’eau chaude sanitaire et le chauffage. Dans la plupart des cas, son élément principal est un panneau de capteurs solaires installé sur le toit, qui contient un mélange d’eau et de glycol. Circulant dans un circuit fermé, ce liquide se réchauffe grâce au rayonnement solaire et transporte cette chaleur dans un accumulateur (aussi appelé ballon solaire) généralement installé à la cave. Les installations les plus souvent rencontrées sont celles servant à chauffer l’eau sanitaire. Une installation typique pour une maison individuelle dispose d’une surface de captage d’environ 5 mètres carrés et d’un accumulateur de 500 litres d’eau chaude sanitaire. 70 % du besoin annuel d’eau chaude sanitaire peuvent être couverts par une telle installation solaire. Les installations pour maison individuelle destinées à servir de chauffage d’appoint sont un peu plus grandes (capteurs de 10 à 15 m2) et sont équipées d’un accumulateur combiné de 1000 litres pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire. Dans les immeubles locatifs, on calcule en général 1 mètre carré de capteurs par habitant. Une surface de captage de 20 m2 couvrira donc environ la moitié du besoin en eau chaude sanitaire d’un immeuble logeant 20 personnes. ** lors de la première conférence suisse sur le thème « Chaleur solaire » (1) Estimation du potentiel descontributions du solaire thermique au chauffage du parc immobilier en Suisse. Extrapolation nationale des résultats des études régionales effectuées pour le canton de Fribourg et la ville de Zurich. NET Nowak Energie & Technologie SA, sur mandat de l’Office fédéral de l’énergie, janvier 2012. Rapport CdC : la filière française du bioéthanol monte au créneauLes acteurs de la filière du bioéthanol ont salué dans un communiqué la recommandation de la Cour des Comptes de poursuivre le soutien à la production et la vente de biocarburants de première génération, et tiennent aussi à répondre aux réserves émises par la Cour. "Les objectifs d'incorporation sont réalistes..."
Selon eux, contrairement à ce que la Cour des Comptes "extrapole", l'objectif de 7% d'incorporation de biocarburants fixé par les pouvoirs publics est accessible avec les carburants disponibles sur le marché : SP95-E10 et Superéthanol E85. "Depuis 2010, le déploiement du SP95-E10 dans les stations-service s’est accéléré car il permettra d'attendre plus de 95% de cet objectif, une fois généralisé. De plus, le Superéthanol-E85 permet d'atteindre le complément et l'État doit veiller à la fois au strict respect des engagements pris par les parties prenantes pour son développement et à améliorer la cohérence globale des mesures décidées en matière de transport automobile (prime à la casse, bonus/malus environnemental et TVS)."
Par ailleurs, "les distributeurs pourront donc atteindre l’objectif de 7% et éviter le paiement de la TGAP qui reste incitative", précisent t-ils.
"Une concurrence qui bénéficie aux consommateurs..."
Ils indiquent également qu'à l'inverse de ce qu'affirme la Cour des comptes, la réduction fiscale versée par l'Etat aux distributeurs, pour le bioéthanol qu'ils incorporent dans les carburants, est répercutée par eux aux consommateurs et non pas aux producteurs de bioéthanol. "La filière du bioéthanol déplore que la Cour n'ait nullement pris en compte ses remarques écrites dans ce sens alors que la question du coût pour les consommateurs constitue l'essentiel de l'argumentation du Président de la Cour des Comptes." Et d'ajouter, "On peut noter que le prix du SP95-E10 est toujours inférieur à celui du SP95 dans des réseaux de distribution comparables."
"Le bioéthanol est une recette fiscale pour l'État..."
La Cour des Comptes met, enfin, en évidence que le bioéthanol français a représenté entre 2005 et 2010 une recette fiscale nette pour l'État à hauteur de 470 millions d’Euros. Aujourd’hui, l'énergie renouvelable du bioéthanol est plus taxée que l'énergie fossile de l'essence, malgré l'exonération fiscale apparente du bioéthanol. "Si la défiscalisation était supprimée après 2015, comme l'indique la Cour des Comptes, le surplus de taxes payé par les consommateurs augmenterait encore, du fait de l'Etat" affirment pour conclure les représentants de la filière. Immobilier : le marché des entrepôts se porte bienQuelques 2,6 millions de m2 d'entrepôts ont été commercialisés en France en 2011 d'après une étude publiée par DTZ mercredi 25 janvier 2012. Détails et avis des internautes...
Netflix : dépasse les attentes du marché!Netflix vient de dévoiler les résultats de son quatrième trimestre... Le jeu vidéo en streaming à la conquête des box ADSLAvec Playcast, Bouygues Telecom ambitionne de substituer la Bbox aux consoles de jeu. Entretien avec ce spécialiste du cloud gaming, qui nous en dit plus sur la future offre de l'opérateur et sur ce marché naissant. France : la politique d'aide aux biocarburants passée au cribleLa Cour des comptes (CdC) a publié mardi l'évaluation de la politique publique en faveur des biocarburants dans les transports routiers et notamment celle qui concerne les aides accordées à la filière. Les politiques en faveur des biocarburants ont d'abord été liées aux politiques agricoles, puis ont visé l'indépendance énergétique, et enfin ont eu pour objet de répondre aux préoccupations environnementales. Chaque priorité s'est ajoutée à l'autre sans remise en cause de la précédente.
En conséquence, il est devenu de plus en plus difficile d'isoler les effets des différents instruments mis en place : réglementations prises aux niveaux mondial, européen, national (normes d'incorporation, protection aux frontières), instruments fiscaux (exonération de taxe intérieure à la consommation associée à des agréments de production, taxe générale sur les activités polluantes). La politique en faveur des biocarburants subit enfin l'influence des actions menées par d'autres pays et se trouve continuellement au centre de débats publics sur ses implications environnementales controversées.
1) Les biocarburants et leur contexte
Les biocarburants qui sont actuellement sur le marché, sont utilisés en mélange avec les hydrocarbures. En France, ils sont distribués pour la circulation automobile sous deux formes, le biodiesel en addition au gazole, le bioéthanol en addition à l'essence.
Le biodiesel est fabriqué en France à partir d'huile extraite du colza et du tournesol, qui poussent sur place, du soja et du palmier qui sont importés, mais également à partir de graisses animales ou d'huile alimentaires usagées.
Il convient, enfin, de noter que l'énergie par unité de volume des biocarburants, dit « pouvoir calorifique inférieur », est plus faible que celui des carburants fossiles. Cela signifie que l'on consomme plus de biocarburant pour parcourir une même distance. Cette différence est plus forte pour l'éthanol ( 34 %) que pour le biodiesel ( 8,5 %).
? Les biocarburants dans le contexte agricole et environnemental
Les biocarburants utilisent en France pour la culture de leur matière première un peu moins de 6 % de la surface agricole utile, c'est-à-dire 1,7 Mha en 2010, dont 1,45 Mha pour le biodiesel et 250 000 ha pour le bioéthanol.
Au plan de l'environnement, les biocarburants ont initialement fait l'objet d'un a priori positif. Toutefois, à partir de 2008 et de l'envolée du prix des matières premières agricoles, des critiques ont été faites sur la compétition existant entre la production de biocarburants et celle de nourriture pour les hommes ou les animaux. Par ailleurs, le bilan en termes d'émissions de gaz à effet de serre (GES) a été constamment révisé dans un sens plus restrictif. De surcroît, les analyses des coûts/avantages ont commencé à tenir compte plus correctement de l'énergie nécessaire à leur production par rapport à celle restituée lors de leur combustion, ainsi que des changements d'affectation des sols.
L'ADEME a été chargée de coordonner plusieurs études sur ces points, la première en 2002 présentant un bilan plutôt positif, la dernière en 2009/2010, dont les conclusions, d'ailleurs controversées, sont plus en retrait.
? Des règles nombreuses et parfois incohérentes
Au plan international, les droits de douane s'appliquent en partie seulement aux biocarburants. Par ailleurs, les oléagineux (dont le biodiesel) sont libres de droits pour des raisons historiques. De plus, le bioéthanol, en principe solidement protégé s'il est produit agricole, ne l'est pratiquement plus s'il est mélangé, si peu que ce soit, à de l'essence. Enfin, un nombre croissant de fournisseurs bénéficient de régimes douaniers préférentiels.
Au plan européen les soutiens fiscaux sont autorisés à condition de ne pas entraîner de surcompensation de l'écart de coût de production par rapport aux carburants fossiles. Les biocarburants doivent satisfaire à des critères de durabilité définis dans la directive EnR concernant les énergies renouvelables ; des niveaux minima d'incorporation de biocarburants sont recommandés et des niveaux maxima sont fixés au titre de la qualité des carburants. La valorisation des déchets est soutenue par une règle dite du "double comptage" des huiles animales ou usagées.
Il existe, enfin, un projet de directive sur la fiscalité de l'énergie qui consisterait notamment à taxer l'énergie en fonction des émissions de CO2 ainsi que du contenu énergétique (c'est-à-dire de l'énergie réelle) qu'un produit permet d'obtenir.
En France, les règles sont rassemblées dans le plan biocarburants mis en place par le gouvernement en 2005. Il prévoit notamment, à partir de 2010, des taux d'incorporation supérieurs au taux maximal autorisé d'incorporation pour respectivement le B7 et le SP95E10. Ces objectifs d'incorporation vont au-delà de l'ambition européenne. Ils ne sont compatibles ni avec les contraintes techniques de qualité descarburants (maxima d'incorporation), ni avec la réalité des infrastructures de distribution, ni avec la stratégie des acteurs industriels.
Dans la mesure où ces objectifs ne sont pas une obligation légale, une taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) a été créée en 2005, très pénalisante, payable en cas de non atteinte du taux d'incorporation.
2) Une politique dont le coût a été essentiellement supporté par le consommateur
La taxe intérieure sur la consommation (TIC) a fait l'objet d'une réduction significative, plus importante pour l'éthanol que pour le biodiesel. La réduction n'est accordée que dans le cadre de licences de production ou "agréments", accordés pour six ans à des unités de production choisies par appels d'offres.
Sur la période 2005- 2010, le cumul de réduction de TIC a été de 1,8 Md? pour la filière biodiesel et de 0,85 Md? pour la filière éthanol, soit au total 2,65 Md?.
Du fait de la densité énergétique moindre des biocarburants, qui implique un surcroit de consommation, les recettes de l'État ont mécaniquement augmenté sur la période 2005-2010, de 1 Md? pour le bioéthanol et de 0,5 Md? pour le biodiesel. Quant à la TGAP, les montants cumulés perçus par l'État sur la même période sont de l'ordre de 0,33 Md?, soit un total de 1,83 Md?.
Au total les filières des biocarburants ont reçu 2,65 Md?, essentiellement supportés par les consommateurs.
Si la filière éthanol a rapporté à l'Etat (à hauteur de 0,47 Md?) alors qu'elle reste fragile, la filière biodiesel a bénéficié d'une rente de situation importante : elle a coûté au final à l'État 1,29 Md? et elle a bénéficié de soutiens dont le montant est supérieur à celui de ses investissements.
En définitive, si le cout total des deux filières pour l'État n'aura pas dépassé 820 M? sur 2005-2010 et lui rapportera à l'avenir, le consommateur a supporté un supporté un surcoût de près de 3 Md?, auquel s'ajoute le prix plus élevé des biocarburants répercuté à la pompe, contribuant pour l'année 2010 à un renchérissement estimé entre 0,5 et 0,7 Md?.
3) Résultats et pertinence de la politique d'aides aux biocarburants
Le Plan Biocarburant n'a été respecté que grâce à la prise en compte du gazole dit "non routier ", c'est-à-dire celui utilisé par les trains, les engins de chantier et les tracteurs. Il s'agit d'une pure manipulation statistique.
Les cibles nationales, plus élevées que celles fixées au niveau européen, s'avèrent désormais impossibles à respecter faute d'un réseau de distribution suffisant et du fait d'incohérences techniques. L'instrument le plus efficace pour faire respecter les cibles est la TGAP.
? Pour l'agriculture, un bilan mitigé quoique légèrement positif
Une partie des unités de production agréées ont été construites, ce qui est une incontestable réussite au plan agro-industriel. Les agréments ont toutefois été nettement surdimensionnés, surtout pour le bioéthanol, qui reste une filière fragile au plan financier.
Si l'objectif de mettre fin à la jachère a été atteint, celui concernant les effets sur les revenus agricoles est nettement plus difficile à mesurer. Quant à la diversification des débouchés, elle est salutaire pour la betterave, extrêmement modeste pour le blé, un peu plus importante pour le maïs.
L'impact sur les filières d'élevage à travers les coproduits, tout spécialement les tourteaux de colza, est important mais contesté. S'agissant de l'impact sur les prix des denrées, le bilan est difficile à établir compte tenu de la volatilité observée entre 2007 et 2010. A cela, s'est ajouté un déséquilibre brutal de la filière des huiles végétales, créé par la concurrence des huiles animales et usagées avec la règle du double comptage.
? Un bilan énergétique pas aussi favorable qu'on pourrait le croire En dépit de la prudence des estimations et de quelques controverses, le rapport énergie fossile dépensée/énergie produite est considéré comme positif. Cela dit, pour avoir un impact significatif en termes d'indépendance énergétique, il faudrait des taux d'incorporation plus élevés qui, de ce fait, poseraient de nombreux problèmes, aussi bien pour l'adaptation des moteurs que du point de vue de la superficie des terres nécessaires pour satisfaire les besoins.
? Une pertinence du point de vue de l'environnement très difficile à mesurer et de plus en plus contestée
Les polémiques sur les conséquences environnementales des biocarburants se situent à plusieurs niveaux.
La première consiste à avancer que l'objectif en matière de transport est de moins se déplacer, de sorte que les biocarburants ne seraient qu'une excuse pour continuer à rouler autant qu'avant. Sur le plan des émissions de GES, les débats se concentrent aujourd'hui sur la répartition des contenus en énergie respective des biocarburants et des coproduits.
En prenant comme référence la cible de prix fixée par la Commission européenne, soit 32 ? en 2010 et 56 ? en 2020, plusieurs études indépendantes estiment que le prix résultant de l'introduction des biocarburants à la place des carburants fossiles est de l'ordre de 186 à 259 ? pour l'éthanol produit à partir de betterave, et de 263 à 347 ? pour le biodiesel produit à partir du colza. Au vu de ces chiffres en apparence très élevés, on doit cependant remarquer que le prix de la tonne de CO2 évitée est toujours plus élevé dans le domaine des transports que dans d'autres secteurs de l'économie.
En l'absence de certitudes sur la question de la concurrence entre cultures destinées aux biocarburants et à l'alimentation humaine ou animale, la plupart des rapports récents sur ce sujet recommandent, par précaution, un assouplissement des obligations d'incorporation dans les pays développés et l'arrêt des différentes subventions soutenant la production de biocarburants.
Le constat de la Cour est qu'au terme de 15 ans de politique en faveur des biocarburants, dont les six dernières plus engagées que les précédentes, les seuls équilibres qui ont été réellement modifiés par ces politiques sont de nature agricole (culture du colza, production d'huile alimentaire, de tourteaux, nouveaux débouchés pour la betterave). Les autres équilibres, que ce soit l'indépendance énergétique ou la réduction des émissions de gaz à effet de serre, n'ont été que peu ou pas modifiés.
4) Recommandations
La Cour recommande en conséquence de poursuivre le soutien à la production et à la vente de biocarburants de première génération en respectant les conditions et les exigences ci-après :
? Prendre acte que la volonté des autorités françaises d'être plus ambitieuses que leurs partenaires européens a eu pour résultat des incohérences dans les objectifs qui se traduisent désormais par l'impossibilité de respecter les cibles d'incorporation de biocarburants dans les carburants fossiles ;
? redéfinir en conséquence, de façon plus réaliste, ces cibles, qui doivent être adaptées aux contraintes techniques aussi bien de la distribution (adaptation des réseaux) que des motoristes. Ces derniers peuvent certes se plier à la plupart des contraintes, à condition qu'elles soient clairement formulées et stables dans le temps ;
? ce qui peut être compatible avec le choix d'établir des taux d'incorporation flexibles à l'intérieur de ces plages pour tenir compte des fluctuations des prix des denrées alimentaires ;
acquérir une véritable connaissance, qui fait encore défaut, des données comptables et financières de la filière ;
? accélérer la réduction de la défiscalisation TIC, tout en maintenant l'écart existant entre la filière biodiesel et la filière éthanol jusqu'à l'extinction de la défiscalisation, qu'il conviendrait d'envisager sans nouvel agrément pour 2015 ;
? maintenir la TGAP (taxe générale sur les activités polluantes) à un niveau assez élevé est, en revanche, la garantie que les objectifs d'incorporation sont respectés tant qu'ils ne sont pas formellement obligatoires ;
? satisfaire ensuite les exigences de transparence vis-à-vis des citoyens, consommateurs et contribuables, en faisant clairement savoir à l'opinion si la politique en faveur des biocarburants est une vraie composante d'une politique de protection de l'environnement ou un simple volet d'une politique agroindustrielle ;
? s'attacher aussi à des exigences de présence dans les instances européennes pour y défendre la filière dans son ensemble face aux importations aidées ou contournant les règlementations et pour anticiper la négociation qui va s'engager avec nos partenaires européens sur la fiscalité de l'énergie. Cetelem : 12.000 placements épargne écoulés en 2011La filliale de BNP Paribas fait ses premiers pas sur le marché de l'épargne et communique un chiffre de 12.000 placements écoulés sur un an, détails...
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L'idée d'intégrer des boîtes quantiques dans des panneaux solaires n'est pas nouvelle : Selon le professeur émérite de SUNY, Vladimir Mitin, des scientifiques avaient déjà évoqué il y a une décennie que cette technique pourrait améliorer l'efficacité des panneaux en leur permettant d'absorber les ondes invisibles, comme la lumière infrarouge, en plus de la lumière visible. Toutefois, de gros efforts entrepris dans cette direction avaient rencontré un succès limité.
Les chercheurs de l'UB ont non seulement utilisé avec succès les points quantiques pour récolter la lumière infrarouge, mais ils ont franchi une étape technologique supplémentaire, en employant un dopage sélectif afin que les points quantiques adoptent un état significatif dans la cellule solaire.
Cet état spécifique semble bénéfique, car il repousse les électrons, les forçant à voyager autour du point quantique. Sinon, les points quantiques créent un canal de "recombinaison" des électrons, ce qui en substance « capture » les électrons en mouvement, les empêchant ainsi de contribuer à générer un courant électrique.
"La technologie mise au point posséderait le potentiel d'accroître l'efficacité des cellules solaires jusqu'à 45%", a déclaré Vladimir Mitin. Le professeur s'est d'ailleurs empressé de déposer des demandes de brevet provisoire, afin de protéger cette technologie prometteuse.
"Cette Technologie 'propre' va vraiment profiter à la région, à l'État, et au pays", a déclaré Vladimir Mitin. "Avec des cellules solaires à haute efficacité, les consommateurs pourront économiser de l'argent et les fournisseurs pourront acquérir de plus petits terrains qui produiront plus d'énergie."
Le professeur Mitin et ses collègues ont déjà investi beaucoup de temps dans le développement des points quantiques, surnommé "Q-BIC". Pour améliorer encore plus la technologie et l'amener sur le marché, la startup (OPtoElectronic Nanodevices) OPEN est maintenant à la recherche de financement auprès d'investisseurs privés et de programmes fédéraux.
** Vladimir Mitin, Andrei Sergeev et Nizami Vagidov ont fondé la société, "optoélectronique Nanodevices" (OPEN LLC), afin de transposer cette innovation réalisée en laboratoire sur le marché. Mes Placements LibertéMes Placements Liberté (Finance Selection) : Contrat d'assurance-vie le moins cher du marché sur les unités de compte. Proposé par Finance Sélection, assuré auprès de Spirica (Ex Axeria-Vie). Un rendement de 3.62% en 2011 sur le fonds en euros ! A découvrir...
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Afin d'anticiper un marché "difficile", le groupe helvétique a décidé de procéder à des restructurations, ainsi qu'à d'importants investissements en matière d'infrastructure qui selon lui "se révèlent nécessaires pour garantir la sécurité de l'approvisionnement."
Ainsi, d'ici à 2030, Axpo compte dégager "21 milliards de CHF (ou 17,4 Mds d'euros) afin d'accroître les capacités de production et développer les réseaux." En ce sens, il a annoncé 3 grandes orientations à venir.
Tout d'abord, dans la "flexibilisation de la stratégie de production" : après avoir renoncé aux centrales nucléaires de remplacement initialement prévues, Axpo va miser sur un mix flexible de sources d'approvisionnement, en Suisse comme à l'étranger.
Ensuite, dans "l'amélioration de la rentabilité" : le regroupement des activités de négoce d'EGL SA et d'Axpo AG devrait offrir de nouvelles opportunités commerciales, grâce à une concentration des compétences et à une gestion optimisée du parc de centrales.
Enfin, une "réduction des coûts" : suite à la réorganisation des fonctions d'encadrement et de service ainsi qu'au regroupement de secteurs opérationnels, Axpo va supprimer jusqu'à 140 emplois à compter de mars 2012, "en partie par le biais de départs naturels et de départs à la retraite anticipée". Cependant, Axpo précise que "des licenciements sont également prévus".
Le groupe compte environ 4.400 collaborateurs.
Stratégie flexible, objectif de production doublé pour les énergies renouvelables Explications :
"Le revirement politique en matière énergétique, décidé par le Conseil fédéral et le Parlement suite à l'accident de Fukushima, a complètement changé la donne pour Axpo et modifié en profondeur les conditions d'un approvisionnement sûr en électricité. Il a aussi créé un contexte très instable pour ce qui est de l'évolution future."
"Axpo veut pouvoir réagir avec flexibilité à l'évolution, aujourd'hui difficilement prévisible, des conditions cadres. Dans un mix de production et d'achat encore plus large, l'énergie nucléaire produite par les centrales suisses et françaises restera un élément important pour les années à venir. L'énergie hydraulique restera/deviendra une source de production importante, en Suisse particulièrement, mais aussi dans les pays limitrophes. Vu le potentiel d'extension limité et compte tenu des règles plus sévères en matière de débits résiduels et de l'attitude vraisemblablement plus restrictive des concédants, le simple maintien des volumes de production existants en Suisse constitue déjà un objectif ambitieux."
"Le plus grand projet en Suisse reste Linthal 2015, avec la nouvelle centrale de pompage-turbinage de 1000 mégawatts de Limmern. Les installations éoliennes à l'étranger ainsi que la biomasse et la petite hydraulique en Suisse restent les piliers de la stratégie du groupe dans le domaine des nouvelles énergies renouvelables."
"L'objectif de production pour ces dernières passe de 2,2 milliards de kWh à 5 milliards de kWh à l'horizon 2030. Axpo restera ainsi le principal producteur d'énergie renouvelable en Suisse. Cela dit, plus de la moitié des gains de capacité se feront à l'étranger."
"A plus long terme, la construction de centrales combinées à gaz et éventuellement de centrales de cogénération ? pour autant que les critères légaux et économiques soient satisfaits ? sera également une option pour Axpo. Par ailleurs, Axpo s'emploiera encore davantage à améliorer l'efficacité énergétique de ses propres installations, bâtiments et véhicules, mais aussi au niveau des clients." L'Europe va pouvoir récupérer davantage de matières premièresLe Parlement européen a par son voté du jeudi 19 janvier ouvert la voie à l'adoption prochaine d'une révision de la directive relative aux Déchets d’Équipements Électriques et Électroniques (DEEE). Cette nouvelle directive a pour objectif, d'améliorer la collecte et le recyclage des DEEE et de simplifier le dispositif pour les producteurs.
Réfrigérateurs, fours, lave-linge, fers à repasser, téléviseurs, ordinateurs, téléphones, lampes fluorescentes compactes…[BRK1] Avec 1,3 million de tonnes par an, les DEEE ménagers représentent 5 % des déchets ménagers produits en France chaque année. Il s’agit du flux de déchets qui connaît la plus forte croissance depuis de nombreuses années (2 à 3 % par an).
« L’accord sur la nouvelle directive DEEE vient conforter les efforts engagés par la France, avec le Grenelle de l’Environnement, en matière de recyclage et de valorisation des déchets. La transposition prochaine en droit français de ce texte va permettre de donner un nouvel élan aux filières de gestion des DEEE ménagers et professionnels, pour renforcer encore la protection de l’environnement et le recyclage de matériaux et de métaux de valeur. Plus largement, la valorisation des DEEE comme l’incitation à la réutilisation des équipements encore en état de fonctionner ou pouvant faire l’objet de réparation est une nouvelle impulsion pour favoriser le développement d’une économie moins prédatrice de matières premières, d’une économie orientée vers plus de sobriété » a déclaré Nathalie Kosciusko-morizet, ministre de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement.
Cette nouvelle directive prévoit notamment :
• Un renforcement de la responsabilité élargie des producteurs
Tous les équipements électriques et électroniques domestiques comme professionnels seront ainsi couverts par cette réglementation six ans après son entrée en vigueur, à l’exception de quelques familles d’équipements spécifiquement exclues1.
La France, qui avait fait le choix, dès la mise en place de la filière des DEEE, d’un grand nombre de familles de produits inclus dans le dispositif, voit donc sa position renforcée. Pour autant, cette ouverture du champ conduira concrètement à l’inclusion de nouvelles familles comme, par exemple, celles des luminaires.
• Une augmentation des objectifs de collecte des DEEE ménagers et professionnels
L’objectif de collecte, qui s’établit actuellement à 18 %2 du tonnage mis sur le marché, sera hissé en 2016 à 45 % des équipements ménagers ou professionnels mis sur le marché, puis, en 2019, à 65 %3 des équipements mis sur le marché.
Par ailleurs, les distributeurs disposant d’une surface de vente de plus de 400 m² pour les équipements électriques et électroniques, devront reprendre sans obligation d’achat les petits appareils usagés rapportés (téléphones portables, baladeurs électroniques…) par les consommateurs, dans le cadre du nouveau dispositif dit « un pour zéro ».
• Une augmentation des objectifs de recyclage
Les objectifs de recyclage et de valorisation, actuellement établis par familles d’équipements (gros appareils électroménagers, équipements informatiques et de télécommunication, outils électriques…) à des valeurs variant entre 50 et 75 % pour la réutilisation et le recyclage et entre 70 et 80 % pour la valorisation, seront augmentés de 5 % six ans après l’entrée en vigueur de la directive.
De même, des normes minimum pour le traitement des déchets (opérations de préparation à la réutilisation, de recyclage ou de valorisation), devraient être développées à la demande de la Commission européenne.
Pour encourager la réutilisation des DEEE, un accès aux points de collecte devra être aménagé pour les acteurs de la réutilisation, notamment ceux de l’économie sociale et solidaire. La directive prévoit également, dans un délai de quatre ans, de mettre à l’étude l’introduction d’objectifs de réutilisation des DEEE selon les catégories d’équipements.
• Un allègement des charges administratives pour les entreprises
Les exigences d’enregistrement et de déclaration des producteurs dans le cadre des registres nationaux seront harmonisées. Parallèlement, des contrôles plus sévères devraient pouvoir être conduits afin de lutter contre les transferts transfrontaliers illégaux de DEEE du fait des nouvelles exigences encadrant les transferts de matériels d’occasion.
Point sur les filières des DEEE ménagers et professionnels en France
La filière ménagère, a atteint depuis 2008 l’objectif de collecte fixé par la directive européenne de 4 kg par habitant et par an. C’est pourquoi le nouveau taux de collecte des DEEE ménagers a été fixé à 10 kg par habitant à l’horizon 2014, soit environ 45 % des équipements ménagers mis sur le marché. De même, la filière de gestion des DEEE professionnels est en cours de structuration afin d’agréer au début de l’année 2012 les premiers éco-organismes professionnels.
D’autre part, les distributeurs sont d’ores et déjà encouragés, sur une base volontaire, à mettre en place des bornes d’apport en libre service pour les petits appareils usagés. Les éco-organismes ont déjà l’obligation de donner un accès aux acteurs de la réutilisation sur les points de collecte des DEEE ménagers afin de prolonger la durée de vie des équipements électriques et électroniques.
1 Matériel de guerre, équipements conçus pour être envoyé dans l’espace, grandes installations fixes, moyens de transport…
2 Pour les DEEE ménagers, soit 4 kilogrammes par habitant
3 Ou 85 % des DEEE générés (mode de calcul de l’objectif au choix des États membres)[BRK2] Du David ou du CameronA l'évidence, le chef de la coalition tory-libérale-démocrate s'en tient à son antienne : "Je suis un partisan du libre marché, pas un néolibéral". Armé d'un nez et bientôt d'un laboratoire à Grasse, Vuitton se remet au parfumCe marché, qui attire de nouveaux acteurs, peut se révéler très rentable. Mario Monti se donne un mois pour réformer le marché du travail italienRéuni, lundi, autour d'une table ronde avec les partenaires sociaux, le gouvernement italien espère boucler la réforme du marché du travail d'ici un mois. Les deux dirigeants de RIM, fabricant du BlackBerry, démissionnentLe fabricant canadien de téléphones portables a vu cette année ses parts de marché reculer face à la concurrence d'Apple et de Google. Le syndicat du renouvelable dévoile sa feuille de route pour 2020Le Syndicat des Energies Renouvelables (SER) a décliné ses 12 propositions en 49 outils concrets pour développer la production française d'énergies renouvelables et devenir un acteur important au niveau international. À titre d’exemple, quelques-uns de ces outils sont détaillés ci-dessous.
ÉOLIEN Donner un nouveau souffle à l’éolien terrestre Depuis 2006, la puissance éolienne terrestre a été multipliée par 13. Mais le rythme de développement annuel reste insuffisant pour atteindre l’objectif fixé par le Grenelle de l’environnement : 19 000 MW et 8 % de la consommation d’électricité. Le SER propose donc de desserrer le carcan administratif qui pèse sur la filière, en redéfi-nissant un cadre de développement plus lisible, plus efficace et plus rapide, tout en garantissant une parfaite prise en compte des attentes des riverains et des enjeux paysagers et patrimoniaux.
Ainsi, le SER recommande, notamment : ?La suppression de certaines procédures administratives redondantes
? La suppression de la règle des cinq éoliennes minimum
?La réduction du nombre des recours abusifs Déployer l’éolien en mer et les énergies marines Le premier appel d’offres pour l’installation de 3 000 MW éoliens en mer permet d’amorcer la structuration d’une filière industrielle offshore en France. Il faut maintenir dans la durée cet effort et prévoir très vite le lancement de la deuxième tranche de 3 000 MW prévus pour 2020.
À cet égard, le SER propose le lancement rapide de la seconde tranche de l’appel d’offres éolien offshore ainsi que le lancement de plusieurs tranches d’appels d’offres adaptés à chacune des énergies marines, en les accompagnant d’outils de type appels à manifestations d’intérêt ou équivalent
SOLAIRE PHOTOVOLTAÏQUE Reconstruire la filière photovoltaïque
Les freins au développement de la filière photovoltaïque sont nombreux : instabilité du cadre juridique ; délais d’instruction administrative ; mécanisme inadapté de décroissance trimestrielle du tarif ; dispositif d’appel d’offres inadéquat ; coûts de raccordement au réseau électrique de distribution en augmentation… Pour corriger le tir, le SER préconise :
?D’inscrire 20 000 MW en 2020 dans la PPI (Programmation pluriannuelle des investissements)
?De modifier l’arrêté tarifaire photovoltaïque pour étendre le système tarifaire aux installations de plus de 100 kWc
?De modifier le système de décroissance du tarif pour prendre en compte les volumes nécessaires au développement de l’industrie sur la base d’indicateurs adaptés : volume cible annuel de 1 700 MW en moyenne
HYDROÉLECTRICITÉ Profiter des atouts de l’hydroélecticité
L’hydroélectricité, source d’électricité renouvelable la plus développée dans notre pays, est un complément indispensable aux énergies renouvelables électriques variables comme l’éolien ou le solaire, notamment en raison des possibilités de stockage qu’elle offre. A l’horizon 2020, cette forme d’énergie fournira 3 TWh d’électricité supplémentaire indispensable à l’équilibre offre / demande et à la stabilité du réseau électrique.
Pour permettre ce développement et pour que notre pays continue de bénéficier des atouts de cette forme d’électricité dont les avantages (souplesse, modularité) sont précieux, les professionnels rappellent que des conditions économiques viables et pérennes doivent être mises en place pour la petite hydroélectricité, qu’un plan ambitieux et volontaire de détermination de zones propices doit être arrêté et que le classement des cours d’eau doit être effectué de façon scientifiquement fondée afin de préserver le po-tentiel. Enfin, le développement de cette énergie est source de création d’emplois locaux et industriels car cette production d’électricité repose sur un tissu industriel national historique.
Le SER préconise de : ?Publier une carte de France des zones propices au développement de l’hydroélectricité
?Lancer des appels d'offre pour la construction d'ouvrages nouveaux et l'équipement de seuils existants à l'échelle d'un département ou d'un grand bassin versant
?Encourager le développement des stations de pompage, notamment en révisant le tarif d’utilisation du réseau de transport public d’électricité et en développant le marché de capacité
CHALEUR RENOUVELABLE Amplifier l’essor de la chaleur renouvelable
Ce secteur énergétique très diversifié (bois énergie, géothermie, pompes à chaleur, solaire thermique, biogaz, valorisation énergétique des déchets ménagers ou industriels banals) a peu profité du soutien des pouvoirs publics avant le Grenelle. Si l’anomalie a été réparée avec la création du Fonds Chaleur en 2009, qui alloue des aides aux entreprises et collectivités qui s’équipent de systèmes de production de chaleur utilisant les énergies renouvelables, le fonds connaît dès aujourd’hui un plafonnement.
Ainsi, le SER recommande : ? De doubler la dotation annuelle du Fonds Chaleur
? De dynamiser l’exploitation forestière (réforme de la fiscalité) pour alimenter les chaufferies bois en combustibles
? D’actualiser et adapter le contexte législatif et réglementaire de la géothermie, en particulier pour la très basse énergie
? Réserver une enveloppe dédiée aux filières de la géothermie et du solaire thermique.
BÂTIMENT Placer les énergies renouvelables au c?ur du bâtiment et combattre la précarité énergétique
La Réglementation Thermique 2012 (RT 2012), mise en place à la suite du Grenelle de l’environnement, impose pour les bâtiments neufs, à compter de 2013, un seuil de consommation énergétique inférieure à 50 kWh par m2 et par an. Un label haute performance énergétique 2012, en cours d’élaboration, anticipera les exigences des bâtiments à énergie positive 2020 à forte composante énergies renouvelables. Ce label, comme l’a été le label BBC, sera plébiscité par les promoteurs les plus dynamiques. Par ailleurs la rénovation du parc des bâtiments existants représente un enjeu majeur. Les énergies renouvelables joueront, là aussi, un rôle central.
Dans ce domaine, le SER recommande de : ?Rénover les bâtiments classés F ou G lors du diagnostic de performance énergétique dans un délai de 5 ans
?Maintenir les aides financières : progressivité du Crédit d’impôt développement durable et allongement de la durée d’emprunt de l’éco-PTZ [ Cliquez sur l'image pour zoomer ]
FILIÈRES INDUSTRIELLES Consolider l’industrie des énergies renouvelables
Les énergies renouvelables ont représenté en France en 2010 10 milliards d’euros de chiffres d’affaires et près de 100 000 emplois. Pour assurer le développement de cette industrie capitale pour le pays, une politique de soutien ambitieuse et stable sur la demande, d’une part, et sur l’offre, d’autre part, est exigée.
Il nous paraît essentiel de :
? Pérenniser les dispositifs de soutien à la R&D et à l’innovation, en maintenant le dispositif des Investissements d’Avenir et le financement des démonstrateurs et plates-formes technologiques
? Favoriser l’investissement dans les filières, en utilisant mieux l’épargne du Livret Développement Durable
? Créer de nouvelles filières industrielles
La France possède des compétences historiques pour la plupart des nouvelles filières (énergies marines, solaire thermodynamique, solaire photovoltaïque à concentration, biocarburants avancés, géothermie des roches chaudes sèches, etc.) qu’il s’agit de confirmer et de développer afin de devenir leader sur ces marchés.
Le SER souhaite donc : ? Pérenniser les moyens de la recherche et développement, notamment par le soutien de l’Agence Nationale de la Re-cherche et de l'ADEME
? Lancer des appels d’offres réguliers permettant le financement et le développement des projets industriels et prenant en compte les évolutions technologiques et économiques BIOMASSE Exploiter tous les potentiels de la biomasse énergie
Abstraction faite du chauffage au bois, on distingue quatre grandes filières de production d’énergie renouvelable à partir de biomasse en France : l’incinération des déchets ménagers organiques, la production de biogaz, l’électricité produite à partir de la combustion du bois/biomasse, les carburants issus des végétaux. Les deux filières les plus matures et les plus importantes ? en terme de volume énergétique ? sont celles liées à l’incinération des déchets ménagers et aux biocar-burants. Une visibilité de développement doit leur être assurée.
Pour soutenir l’essor des deux autres filières, il est nécessaire : ?De baisser de 5 à 2 MWé le seuil d’obligation d’achat de l’électricité en fixant des seuils de rendement pour favoriser les installations dimensionnées en fonction du besoin thermique. La tarification sera d’autant plus rémunératrice que les projets seront de faible puissance
?De lever les freins au développement de la méthanisation en révisant les modalités de soutien (Fonds Déchets, tarifs…) de l’électricité produite à partir de biogaz afin d’encourager la mise en place d’installations collectives et territoriales
RÉSEAUX ÉLECTRIQUES Faciliter l’accueil des énergies renouvelables sur les réseaux électriques
Le développement des énergies renouvelables et l’intégration de nouvelles capacités de production d’énergie décentralisées nécessitent une adaptation du réseau électrique (renforcement et création de lignes, développement des interconnexions) et une évolution de ses modes de gestion. Les capacités d’accueil sont épuisées dans plusieurs régions et les coûts de raccordement ont augmenté significativement.
Pour avancer, le SER juge nécessaire de : ? Faire évoluer les pratiques du gestionnaire du réseau de distribution, en revoyant, notamment, les procédures de traitement des demandes de raccordement, afin qu’elles soient adaptées aux spécificités des différentes catégories de projets énergies renouvelables
? Répartir équitablement les coûts de raccordement entre les producteurs et les gestionnaires de réseaux, en révisant le périmètre de contribution des producteurs ou en revenant à une réfaction à 40 % des coûts de raccordement des installations de production identique à celle qui préexistait avant la loi Nome
DOM-COM Atteindre l’autonomie énergétique dans les îles Les DOM-COM disposent d’atouts considérables en matière d’énergies renouvelables, mais ils connaissent des situations contrastées (la Martinique est dépendante à 96 % des énergies fossiles pour sa production d’électricité, la Guyane dispose déjà de près de 60 % d’électricité d’origine renouvelable)... Les outils développés pour la métropole ne sont pas adaptés à leurs contraintes (cyclones, petites unités de production...) et leur diversité.
Pour parvenir à l’indépendance énergétique de ces territoires à l’horizon 2030, il serait opportun de : ? Concevoir des mécanismes de soutien financier appropriés aux territoires insulaires
? Adapter les réseaux insulaires aux spécificités des énergies renouvelables, en modifiant les articles L.145-3-III et L.146-4 du Code de l’urbanisme afin que les lois Montagne et Littoral ne s’appliquent pas aux installations liées à la production d’électricité à partir d’énergies renouvelables dans les départements et collectivités d’outre mer INTERNATIONAL Mettre le cap sur l’international
En exploitant ses savoir-faire historiques, la France a les moyens de se positionner à l’international et de s’imposer sur ces marchés. Une action coordonnée entre les entreprises, l’Etat et les administrations est primordiale pour constituer une « équipe de France à l’export » de notre expertise en matière d’énergies renouvelables.
À cette fin, il est important : ? D'organiser la promotion de l’offre française à l’international
? De bâtir une stratégie intégrant aide au développement et soutien à l’export Baisse du CA de STMicroelectronics au 4e trimestrePARIS (Reuters) - STMicroelectronics a fait état lundi soir d'un recul de son chiffre d'affaires et de ses marges au quatrième trimestre, en raison d'un ralentissement de l'économie qui pesé sur le marché des semi-conducteurs, tendance qui devrait perdurer au cours des premiers mois de 2012. Les fonds monétaires américains de retour sur le marché interbancaireSelon le Financial Times, les fonds d'investissements américains financeraient à nouveau les banques françaises et espagnoles, preuve que les efforts de la BCE pour soutenir ses établissements sont en train de redonner le goût du risque aux investisseurs. Energies renouvelables : "livre blanc" pour les présidentiablesDans le cadre des échéances électorales, le Syndicat des énergies renouvelables (SER) veut apporter son concours à la définition de la politique énergétique française pour les prochaines années afin de contribuer à la relance durable de notre économie. « Le Livre blanc des énergies renouvelables, des choix qui fondent notre avenir », présente ainsi la feuille de route du SER pour 2020, les projections 2030 et décline douze propositions pour agir concrètement, dès aujourd'hui, pour la création d'une filière énergétique forte, créatrice d'emplois et de richesses industrielles. Les énergies renouvelables constituent un marché mondial en forte croissance malgré la crise, les investissements dans ce domaine ayant dépassé 200 milliards de dollars en 2010.
D'après le SER, les énergies renouvelables sont indubitablement un des chemins vers la croissance, à condition que l'État et les professionnels bâtissent ensemble une stratégie pour leur développement. Avec ce Livre blanc, les acteurs des énergies renouvelables, membres du SER, veulent saisir l'opportunité de formuler des propositions pour relever les défis énergétiques, environnementaux, industriels et économiques de notre époque.
Un Livre blanc à visée politique
« Le Livre blanc des énergies renouvelables, des choix qui fondent notre avenir » est destiné aux équipes de campagne des différents candidats à la Présidence de la République, aux candidats à la députation, aux parlementaires et à tous les leaders d'opinion.
Le Livre blanc comporte deux parties : la première « Stimuler la dynamique industrielle française face aux défis de la transition énergétique » fait le point sur le développement des énergies renouvelables dans le monde ces dernières années et sur les enjeux industriels et économiques qu'elles représentent pour notre pays. La deuxième partie présente douze propositions, déclinées en 49 outils :
01. Donner un nouveau souffle à l'éolien terrestre
02. Déployer l'éolien en mer et les énergies marines
03. Reconstruire la filière photovoltaïque
04. Profiter des atouts de l'hydroélectricité
05. Amplifier l'essor de la chaleur renouvelable : biomasse, géothermie et solaire thermique
06. Placer les énergies renouvelables au c?ur du bâtiment et combattre la précarité énergétique
07. Créer de nouvelles filières industrielles
08. Exploiter tous les potentiels de la biomasse énergie
09. Faciliter l'accueil des énergies renouvelables sur les réseaux électriques
10. Atteindre l'autonomie énergétique dans les îles
11. Consolider l'industrie des énergies renouvelables
12. Mettre le cap sur l'international
5 idées fortes pour un avenir durable.
"Le SER entend démontrer avec son Livre blanc à quelles conditions les énergies renouvelables peuvent à la fois participer au mix de production énergétique en préservant l'environnement et constituer le fer de lance d'une nouvelle dynamique industrielle, innovante, créatrice d'emplois et exportatrice, grâce à cinq idées fortes."
1) Les énergies renouvelables assurent une sécurité d'approvisionnement et l'indépendance énergétique de la France.
Le rayonnement solaire permet en théorie de couvrir plus de 10 000 fois la consommation totale de la planète, la mobilisation des ressources telles que le soleil, le vent, la biomasse, la chaleur de la terre, l'énergie des cours d'eau et de la mer permettraient de subvenir aux besoins de tous, tout en réduisant fortement le risque de dépendance en matière d'approvisionnement énergétique.
2) Les énergies renouvelables permettent une maîtrise à terme des prix de l'énergie.
Contrairement aux énergies fossiles, dont la raréfaction augmente les prix, l'exploitation croissante des sources d'énergies renouvelables conduit à la diminution de leur prix : la gratuité du ?combustible?ou le faible coût de la biomasse donnent toute son importance à l'économie d'échelle industrielle générée par une production de marché de masse.
3) Les énergies renouvelables permettent de développer la production d'énergies décentralisées.
En recourant à ces formes d'énergies, les collectivités locales, les particuliers et les entreprises valorisent leurs territoires tout en sécurisant leur approvisionnement. En dehors des projets de grande envergure, les énergies renouvelables répondent aux enjeux de décentralisation et permettent une croissance de l'emploi au niveau local.
4) Les énergies renouvelables respectent l'environnement.
Le SER estime que plus de 20 millions de tonnes de CO2 seraient évitées en 2020 si le plan est appliqué. Un bienfait indéniable pour l'environnement et la santé.
5) Les énergies renouvelables représentent un puissant potentiel de développement pour les entreprises françaises.
Les filières renouvelables font partie des secteurs qui disposent aujourd'hui du plus fort potentiel de croissance dans le monde et la France détient une chance historique de profiter de cette tendance, grâce à son savoir-faire en la matière, à condition de maintenir les investissements de toutes les parties prenantes (État, entreprises, particuliers). Télécharger le livre blanc : ICI
La feuille de route du Syndicat des énergies renouvelables
Le Grenelle de l'environnement a fixé un objectif pour 2020 : atteindre 23% d'énergies renouvelables.
Le SER propose d'aller plus loin : porter la part des énergies renouvelables à 25 % en 2020 pour répondre aux enjeux énergétiques et industriels. Les projections pour 2030 qui prolongent les courbes entre 2012 et 2020, suggèrent que l'on pourrait atteindre une part d'énergies renouvelables d'au moins un tiers dans la consommation finale d'énergie. Bourse : Le CAC 40 finit en hausse, mais la Grèce pèse lourd !La Bourse de Paris a terminé en légère hausse lundi (+0,51%) grâce au secteur bancaire et au succès d'émissions de dette française et allemande dans un marché prudent...
EDF EN acquiert un projet éolien de 161 MW au texasenXco, filiale américaine d'EDF Energies Nouvelles, a annoncé mercredi la signature d'un accord avec Cielo Wind Power, développeur et exploitant de centrales éoliennes, pour acquérir le projet éolien en développement de Spinning Spur au Texas, d'une capacité de 161 MW. Le projet éolien de Spinning Spur, situé dans le comté d'Oldham, à l'ouest d'Amarillo au Texas, constitue le premier parc éolien d'enXco au Texas. Il compte 70 turbines Siemens d'une capacité unitaire de 2,3 MW.
L'électricité produite sera vendue à la compagnie américaine Southwestern Public Company, filiale à 100% de Xcel Energy, dans le cadre d'un contrat de vente d'électricité (PPA) d'une durée de 15 ans.
La construction doit démarrer au premier semestre pour une mise en service du parc prévue en décembre 2012.
« La situation du marché éolien aux Etats Unis et l'incertitude sur le renouvellement du crédit d'impôt (Production Tax Credit) après 2012 créent des opportunités de partenariat avec des développeurs importants comme Cielo Wind Power. C'est surtout pour nous une occasion idéale d'investir le marché texan en tant que producteur d'électricité d'origine éolienne », a déclaré David Corchia, Directeur Général d'EDF Energies Nouvelles. La Bourse de Paris en hausse dans un marché au ralentiLa Bourse de Parisétait en hausse mardi au cours des premiers échanges (+0,48%), dans un marché calme en cette période de trêve des confiseurs et qui se contente d'expédier les affaires coura
La Bourse de Paris efface ses pertes et se hisse dans le vert (+0,32%)La Bourse de Paris effaçait ses pertes et se hissait dans le vert (+0,32%) lundi matin, dans un marché peu actif et prudent après la mort du président nord-coréen.
Bourse : la place parisienne marque une pause !Le marché parisien marquait une pause et perdait un peu de terrain mercredi après avoir bénéficié ces derniers jours de nouvelles économiques rassurantes, notamment aux Etats-Unis...
Orange "ne s'alignera jamais sur les prix de Free"Le PDG du groupe Stéphane Richard fustige le "show indigne" du nouveau venu sur le marché du mobile, qui fait courir le risque que "tous les opérateurs deviennent low-cost". Piscine : le marché devrait ralentir en 2012Une enquête réalisée par Xerfi, leader des études économiques sectorielles prévoit un "net ralentissement en 2012" du marché de la piscine. Ce la devrait se traduire par une hausse de seulement 2% du chiffre d'affaires des professionnels, contre 7,5% en 2011...
Assurance-vie : les fonds euros GMF offrent 3.20% en 2011Assurance-vie/fonds euros : l'assureur GMF communique les rendements 2011 de ses contrats d'assurance-vie, Altinéo, Multéo, Certigo... Une performance 2011 de 3.20% net, dans la moyenne de marché ...
Placement épargne : rendements des comptes à terme VTB Bank en hausse !Hausse des taux d'intérêts servis sur les placements épargne VTB Bank (comptes à terme et compte rémunéré), de quoi relancer les hostilités sur le marché des dépôts à terme et pourquoi pas sur le marché de l'épargne bancaire en général...
Electricité : la France "largement" exportatrice en 2011"L'arrêt de 7 réacteurs nucléaires allemands a fait passer le solde des échanges entre la France et l'Allemagne d'importateur à exportateur", tel est le constat que fait le gestionnaire de réseau RTE dans son bilan annuel 2011 publié jeudi. Ainsi, il apparaît que le solde français des échanges aux frontières (Allemagne, Belgique et Espagne) est devenu exportateur en 2011. Il a presque doublé par rapport à 2009 et 2010 (55,7 TWh en 2011, soit + 89% par rapport à 2010) et retrouve même un niveau comparable à celui de 2007.
Les échanges d'électricité avec les pays voisins ont été influencés d'une part par la baisse de la consommation d'électricité intérieure et la disponibilité des moyens de production en France, mais aussi par la décision de sortie du nucléaire prise par le gouvernement allemand. Les échanges avec l'Allemagne ont été fortement impactés par la décision d'arrêt définitif de 7 tranches de production nucléaire allemandes. D'après RTE, le différentiel de prix sur les marchés spot français et allemand s'est inversé avec le moratoire allemand sur la production nucléaire : "le prix de marché allemand dépasse souvent le prix français. Dans ce contexte, le solde mensuel des échanges avec l'Allemagne a été largement exportateur entre avril et septembre." Par ailleurs, le solde mensuel des échanges avec la Belgique a été exportateur onze mois sur douze. La convergence des prix entre la France et la Belgique a été quasiment permanente en 2011, grâce notamment au couplage des marchés mis en place par les gestionnaires de réseau de transport et les bourses du centre ouest européen. [ Cliquez sur l'image pour zoomer ] Enfin, les échanges avec l'Espagne ont été fortement exportateurs sur 6 mois en 2011 contre un mois seulement en 2010. Ils sont fortement dépendants de la production hydraulique disponible côté espagnol. Immobilier : les profits ont augmenté de 60% en seulement 10 ans !"L'Humanité" publiait ce mercredi, une étude montrant l'explosion des profits immobilier en France entre 1999 et 2009. Avec une progression de 60%, le marché de l'immobilier reste un des premiers vecteurs de profits en France. Détails...
Bred Banque Populaire (Compte à terme Fidélis)Compte à terme : sur le marché des comptes à terme à taux progressif, la Bred Banque Populaire propose Fidélis, caractéristiques du placement...
Bourse de Paris : rebond après un fort recul la veilleLa Bourse de Paris retrouvait quelques forces jeudi dans les premierséchanges et rebondissait de 0,83%, après un fort recul la veille, dans un marché fragilisé par ses doutes quant à une sorti
Marché immobilier : 2012 s'annonce difficile pour la professionMarché immobilier : les ventes de l'immobilier se sont repliées en 2011 et l'année 2012 s'annonce encore plus difficile pour la profession, détails...
ICOPE 2012 : La durabilité du palmier à huile en questionLa troisième conférence internationale sur le palmier à huile et l'environnement ICOPE** (International Conference on Oil Palm and Environment) se déroulera du 22 au 24 février 2012 à Bali (Indonésie). L'édition 2012 s'intitulera : ?Conserving Forest, Growing Sustainable Palm Oil Production? ou (Préservation des forêts & Croissance d'une production d'huile de palme durable).
La première ICOPE s'était tenue en novembre 2007, réunissant scientifiques, acteurs de la filière, institutions et ONGs. En 2010, c'est déjà Bali qui accueillait la deuxième ICOPE autour des impacts environnementaux de la production d'huile de palme. Cette troisième édition confirme donc l'importance et la pérennité de l'initiative ICOPE dans la définition scientifique et la promotion des bonnes pratiques liées à la durabilité du palmier à huile.
Dans de nombreux pays tropicaux comme la Malaisie et l'Indonésie, les superficies plantées en palmier ne cessent d'augmenter pour répondre à la demande d'un marché en pleine expansion. « La demande en huile des pays du Sud est en forte progression, en particulier pour l'huile de palme dont ils consomment plus de 80% de la production », comme l'explique Eric Gohet, chercheur au Cirad. Et l'équation est simple : « un hectare planté en palmier à huile a le même rendement que 10 hectares de soja » . L'huile du palmier Elaeis guineensis fournit plus de 30% du total des huiles végétales produites dans le monde. Tirée par l'accroissement du niveau de vie et l'augmentation de la population dans les pays émergents (Chine, Inde, Pakistan) cette demande exponentielle va demander a la filière un doublement de sa production d'ici 2050.
Les différents acteurs répondent désormais à ce défi en prenant en compte les problèmes environnementaux et sociaux. Les producteurs doivent avoir des objectifs de durabilité certifiée, qui génèrent une évolution des pratiques agricoles et une révision de l'organisation spatiale des territoires. La recherche les accompagne dans cette démarche.
Un enjeu mondial…
L'enjeu est de taille : il s'agit de concilier une augmentation nécessaire de la productivité avec le respect de l'environnement et des droits des communautés locales. Le Cirad s'intéresse tout particulièrement aux connaissances et aux outils permettant aux producteurs d'optimiser leurs systèmes de culture du point de vue agronomique, économique et environnemental. La certification de la durabilité se joue aujourd'hui très majoritairement entre Industries et ONG : il s'agit pour le Cirad d'assumer pleinement son rôle dans la génération de résultats scientifiques de qualité exploitables par l'ensemble de la filière.
Ainsi, l'utilisation de la méthode d'évaluation Indigo(r) produit des indicateurs qui permettent d'établir un diagnostic des pratiques agricoles dans les plantations. Il s'agit, par exemple, de la gestion de la fertilité à partir des risques potentiels de pollution de l'air, du sol et de l'eau. Les chercheurs travaillent également sur la question de l'implantation de nouvelles palmeraies, en faisant appel à l'écologie du paysage pour traiter des enjeux liés à la biodiversité (zones tampons autour des cours d'eau, corridors verts pour la faune, etc.). L'enjeu est de faire cohabiter durablement la culture du palmier à huile avec les zones sensibles de biodiversité définies par les grandes ONG environnementalistes.
… Pour un débat crucial
ICOPE 2012 va poursuivre et enrichir le dialogue : producteurs, acheteurs, représentants des gouvernements, scientifiques et ONG seront réunis pour débattre autour des thématiques suivantes : Les forêts à fort stock de carbone : Définition, évaluation, conservation et gestion Améliorer la biodiversité à l'intérieur et autour des plantations et contrôler sa gestion La contribution des services écologiques à une intensification verte : pollinisation, gestion intégrée des parasites, cycle des nutriments, prévention des pollutions ... Gaz à effet de serre : partager les bonnes pratiques pour la réduction des émissions Intensification écologique chez les petits producteurs.
** Co organisée par Pt. Smart Tbk, WWF-Indonesia et le Cirad. La Conférence ICOPE 2012 bénéficie du soutien du projet européen SEA-EU-NET (7è PCRD). Elle est labellisée Evénement de l'Année de la coopération scientifique et technologique entre l'Europe et l'Asie du Sud-Est. BNP Paribas (Gamme Potentiels)BNP Paribas, Gamme Potentiels, comptes à terme composés, de Potentiels Marché à rendement fixe et Potentiels 1.2.3, CAT à rendement progressif, détails et avis des internautes...
Bourse : Paris en repli pour la 4e séance consécutiveLa Bourse de Paris a fermée à la baisse de 0,31% lundi, signant sa quatrième séance de baisse consécutive, dans un marché toujours pénalisé par les incertitudes sur la zone euro...
Bourse : regain d'optimisme avant un emprunt obligataire italienLa Bourse de Paris était en hausse ce matin dans les premiers échanges à+1,14%, suite à deux journée de légère baisse.Le marché optimiste montrant un regain d'optimisme avant un emprunt obligataire très attendu de l'Italie...
France : l'immobilier de luxe au plus haut en 2011Le marché de l'immobilier de luxe en France devrait signer une belle année en 2011, mais les perspectives pour 2012 sont très incertaines d'après une étude de Xerfi. Détails..
Les Bourses européennes ouvrent en hausse, la journée s'annonce volatileLes Bourses européennes ont ouvert en hausse vendredi dans un marché qui parvenait en début d'échanges à digérer les mauvaises nouvelles venues de la zone euro avec la prévision d'une récession...
Le Superéthanol E85 progresse dans l'hexagoneAlors que les prix des carburants à la pompe "flamblent", les Français semblent se diriger un peu plus vers les carburants contenant du bioéthanol : SP95-E10 et Superéthanol E85. Ainsi, le SP95-E10, carburant contenant jusqu'à 10% de bioéthanol, continue sa percée et termine l'année 2011 avec une part de marché des essences de plus de 20% en décembre 2011, en progression de plus de 40% sur 1 an.
Le SP95-E10 est déjà distribué dans plus de 25 % des stations-service contre 19% en janvier 2011. Sur les 6 derniers mois de 2011, le SP95-E10 a été vendu en moyenne environ 3,5 centimes par litre moins cher que le SP95 dans les circuits de distribution comparables.
Superéthanol E85 : une progression portée par un avantage prix
Les ventes de Superéthanol-E85 progressent de 44% sur les 11 premiers mois de 2011. Au 3 janvier 2012, le Superéthanol-E85 est vendu en moyenne 0,91 ?/l alors que le SP95 vaut environ 1,52 ?/l en moyenne selon le site www.prix-carburants.gouv.fr. A distance parcourue équivalente, l'automobiliste réalise une économie de 0,39 ? par litre par rapport au SP95, soit plus de 460 ? par an pour un automobiliste parcourant 15 000 km par an.
Cette économie à l'usage favorise l'intérêt accru des automobilistes pour les véhicules flex-fuel. En 2011, plus de 6.500 véhicules flex-fuel ont été vendus, soit 30% de plus qu'en 2011, pour un total de 22 000 véhicules flex-fuel en circulation à fin 2011. Les véhicules flex-fuel fonctionnent à la fois au Superéthanol E85 et aux autres essences, et sont vendus au même niveau de prix que les modèles essence classiques.
Une meilleure information des automobilistes dans les stations-service
Les constructeurs d'automobiles et de motos indiquent que la plupart des véhicules immatriculés à partir de 2000 et beaucoup de véhicules plus anciens, soit plus de 75% du parc de véhicules essence, peuvent utiliser le SP95-E10 qui sera le carburant européen de référence dès fin 2013. Pour accompagner son adoption par les consommateurs, le Syndicat National des Producteurs d'Alcool Agricole (SNPAA), membre de la Collective du Bioéthanol, a déployé fin 2011, un dispositif d'information sur les véhicules compatibles avec le SP95-E10 quicomporte un liste simplifiée par marque et par année à placer sur les pompes, des guides d'information pour les caissiers et un site internet E10.fr où les clients vérifient très facilement la compatibilité de leur véhicule avec le SP95-E10.
De même, le SNPAA a produit une liste des modèles flex-fuel neufs et d'occasion, à apposer sur les volucompteurs distribuant le Superéthanol-E85, pour encourager les automobilistes intéressés à questionner les concessionnaires et revendeurs automobiles. Bourse : Du mieux, même si le rebond n'est que technique (+2,73%)La Bourse de Paris a terminé sur une belle hausse mardi, dopée par une série de bonnes nouvelles qui ont permis au marché de profiter d'un rebond technique après de nombreuses séances dans le rouge.
La Bourse de Paris en hausse dans une séance qui s'annonce très calmeLa Bourse de Paris était en hausse vendredi matin dans un marché qui s'annonce très calme à la veille du week-end de Noël, détails...
Bourse : CAC 40 quasi-stable, le peu d'investisseurs présents sur les marchés cherchant des raisons d'espérerLa Bourse de Paris a terminé lundi sur une note quasi-stable (+0,06%), contrariée en fin de journée par un retournement de tendance à Wall Street qui a pesé sur le marché parisien...
Pourquoi les tarifs de l'électricité vont grimper en flèche ?D'après le président de la Commission de régulation de l'énergie (CRE), Philippe de Ladoucette, les tarifs de l'électricité devraient en toute logique subir une hausse de l'ordre de 30 % d'ici à 2016, soit une augmentation annuelle de 6% par an par rapport au prix de marché 2012. A l'occasion d'un colloque organisé par le député François-Michel Gonnot, on apprend dans le détail que ce mouvement haussier sera la conjonction de 3 éléments :
1- La contribution au service public de l'électricité (CSPE), qui finance en partie le développement des énergies renouvelables passera à 9 euros le mégawattheure (MWh) en 2012, puis vers "les 19 à 20 euros en 2016".
2- Le tarif d'utilisation des réseaux publics d'électricité (Turpe) devrait augmenter mécaniquement de 4% par an, car les réseaux - à basse tension surtout - feront l'objet d'investissements lourds.
3- La loi portant la nouvelle organisation du marché de l'électricité (NOME) a mis en place l'accès régulé des fournisseurs alternatifs à l'électricité produite par les centrales nucléaires historiques d'EDF (ARENH). Le prix de l'ARENH devrait donc suivre le rythme de l'inflation, soit 2 % par an. Il passerait de 42 euros le mégawattheure (2012) à près de 46 euros en 2016. Par ailleurs, selon le régulateur cité par Les Echos, "cette augmentation inclura les 10 à 15 milliards d'euros de travaux exigés sur les centrales par l'Autorité de sûreté nucléaire."
Si l'on prend en considération ces 3 facteurs avec seulement l'application de la réglementation actuelle, "vous avez une évolution du prix de l'électricité tout compris de l'ordre de 30 % d'ici à 2016 si on applique sans la changer la législation actuelle", par rapport à 2012, a estimé le président de la CRE. "C'est ce qui devrait se passer", a-t-il ajouté. |
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du 19/06/06 au 25/06/06premier ministre (37)premier groupe (3)reuters (237)paris (167)groupe (165)france (130)été (126)euros (121)suite (104)lire (99)du 12/06/06 au 18/06/06premier ministre (41)groupe français (3)premier conseil (2)reuters (261)paris (196)france (151)groupe (148)été (139)euros (117)bourse (117)du 05/06/06 au 11/06/06new york (42)président français (4)français groupe (4)groupe français (4)reuters (257)paris (151)france (130)groupe (130)bourse (102)euros (95)du 29/05/06 au 04/06/06new york (79)premier ministre (19)groupe mondial (6)groupe français (4)premier président (3)groupe michelin (2)ministre français (2)reuters (240)paris (147)groupe (143)du 22/05/06 au 28/05/06new york (104)premier ministre (32)ministre français (5)groupe mittal (4)groupe français (4)groupe européen (2)reuters (266)groupe (160)paris (151)bourse (125)du 15/05/06 au 21/05/06premier trimestre (60)france offre (3)premier président (2)reuters (212)paris (133)premier (124)france (115)euros (107)groupe (107)hausse (106)du 08/05/06 au 14/05/06premier trimestre (69)groupe français (10)marché français (5)premier groupe (2)reuters (161)premier (126)groupe (126)france (122)hausse (117)suite (107)du 01/05/06 au 07/05/06premier trimestre (67)new york (40)premier ministre (34)marché français (6)groupe français (4)premier groupe (3)reuters (144)premier (131)hausse (112)france (101)du 24/04/06 au 30/04/06premier trimestre (16)premier ministre (7)premier groupe (2)groupe (37)premier (34)euros (31)france (27)lire (26)reuters (25)été (20)du 17/04/06 au 23/04/06new york (44)premier trimestre (35)premier ministre (14)groupe américain (2)reuters (100)hausse (75)premier (71)france (62)paris (61)trimestre (59) |