PourraitLes créanciers privés proches d'un accord avec AthènesATHENES (Reuters) - La Grèce et ses créanciers privés ont annoncé samedi qu'ils travaillaient à la mise au point des derniers détails d'un accord prévoyant un abandon partiel de leurs droits via un échange de titres qui pourrait être prêt la semaine prochaine. Le "Pentagone français" pourrait être remis en question si la gauche arrive au pouvoirSelon nos informations, si François Hollande est élu président de la République, ce bâtiment prévu pour 2014 fera l'objet d'un audit pour décider, ou non, de sa continuation. Facebook pourrait déposer son dossier d'entrée en Bourse mercrediLe Wall Street Journal a évoqué une valorisation comprise entre 75 et 100 milliards de dollars du réseau social. Bruxelles pourrait revoir sa politique de libéralisation du secteur du vinLes vignerons réclament un maintien des "droits de plantation", voués à disparaître en 2016. Le parc d'habitation Suisse, un gisement solaire importantLa société NET Nowak Energie & Technologie SA a estimé le potentiel des capteurs solaires dans le parc immobilier des bâtiments d'habitation en Suisse, en se basant sur deux études régionales mandatées par l'Office fédéral de l'énergie (OFEN). Celles-ci analysent le potentiel solaire thermique dans le canton de Fribourg et la ville de Zurich.
L'étude a pour but d'extrapoler les résultats des études régionales mentionnées pour l'ensemble du parc immobilier de bâtiments d'habitation en Suisse.
Les résultats principaux s'appuient sur l'analyse de 1210 bâtiments d'habitation (1000 dans le canton de Fribourg et 210 dans la ville de Zurich) et sur l'évaluation de leurs potentiels solaires thermiques par rapport à quatre variantes de référence (v. tableau A) qui tiennent compte des standards traditionnels et optimisés en matière d'efficacité énergétique et de systèmes solaires. Il en résulte deux valeurs caractéristiques déterminantes pour le parc immobilier des bâtiments d'habitation analysés :
? Indice d'aptitude solaire : 32,0 %, c'est-à-dire que 32 m2 de surface utilisable pour le solaire thermique peuvent être identifiés par « tranche » de 100 m2 d'emprise au sol. ? Indice de potentiel solaire thermique : 9,9 %, c'est-à-dire qu'il résulte 9,9 m2 de surface de captage pondérée par 100 m2 de surface de référence énergétique.
L'analyse montre que le parc immobilier des bâtiments d'habitation en Suisse peut atteindre un taux de couverture solaire situé entre 30 et 61 %. Cet écart reflète les différentes variantes de référence. La valeur inférieure se rapporte à des systèmes solaires thermiques traditionnels dans la « maison de 8 litres », tandis que la valeur supérieure tient compte de l'évolution possible des systèmes thermosolaires futurs (dont une performance plus élevée de l'accumulateur) dans la « maison à 3 litres » (v. fig. A). Figure A : contributions du solaire thermique au chauffage du parc immobilier des bâtiments d’habitation selon les quatre variantes de référence
Cinq sur six bâtiments d'habitation présentent un potentiel utilisable pour le solaire thermique (SolKat_10 et supérieure). Presque un tiers des bâtiments d'habitation pourrait couvrir la plus grande partie de son besoin en énergie thermique par le solaire, même avec une efficacité énergétique et une technologie solaire traditionnels (SolKat_50 et supérieure).
Cela signifie que plus d'un demi-million de bâtiments d'habitation ? dont 395 000 maisons individuelles et 85 000 immeubles locatifs ? réalisent au minimum un taux de couverture solaire de 50 %. En augmentant l'efficacité énergétique et en utilisant un système (d'accumulation) solaire avancé, on parviendra à un potentiel d'approvisionnement en énergie thermique assurée à 100 % par le solaire pour 45% de tous les bâtiments d'habitation (soit 750 000, dont plus de 520 000 maisons individuelles et 140 000 immeubles locatifs) (v. fig. B). Figure B : répartition des bâtiments d’habitation selon les catégories de taux de couverture solaire et les quatre variantes de référence
L'estimation du potentiel tient compte de la structure actuelle des zones d'habitation et de la morphologie des toitures. En conséquence, un urbanisme, un aménagement du territoire et une architecture optimisés permettront de dégager des potentiels supplémentaires Etats-Unis : le sondage qui profite à ObamaIl est des sondages plus importants que d' autres. Celui que vient de publier le «Wall Street Journal» et NBC News pourrait marquer un tournant dans la campagne présidentielle américaine. La SNCF projette de s'installer en Seine-Saint-DenisLa compagnie ferroviaire pourrait transférer son siège, actuellement situé dans le 14e, sur un site unique en Seine-Saint-Denis dans le but de réduire ses "frais de structure". "Les matériaux permanents" ouvrent la voie vers un recyclage réelLe Groupe Metal Packaging Europe (MPE), en partenariat avec Gerben-Jan Gerbrandy, député européen, a lancé hier le concept de « matériaux permanents », désignant les matériaux qui préservent leurs qualités matérielles au fur et à mesure qu'ils sont recyclés, à l'infini. Ces matériaux poussent la société à gérer les ressources de manière plus efficace et présentent un atout naturel majeur et illimité pour les générations futures.[BRK1]
Engagé et uni par un « manifeste de la durabilité », le secteur de l'emballage métallique semble prêt à relever ce défi et s'est fixé l'objectif d'accroître la moyenne européenne du recyclage de métaux de près de 70 % à 80 % d'ici 2020. Ce défi ne concerne pas uniquement l'industrie car le recyclage se révèle être une responsabilité "légale", "nationale" et "sociétale".
« Nous invitons les États Membres, les décideurs et les parties prenantes à unir leurs forces pour atteindre l'objectif de 2020 de MPE. Les objectifs de notre industrie sont audacieux et nous pensons pouvoir même dépasser ces chiffres, » a déclaré Anders Linde, secrétaire général de Metal Packaging Europe.
« De plus, aucun emballage métallique ne devrait être enfoui, » a ajouté Anders Linde. « Si nous intégrons la notion de matériaux permanents dans la législation clé en la matière, nous pouvons récolter les bénéfices associés à l'efficacité que notre secteur peut offrir. »
« La rareté des ressources contraint l'Union européenne à devenir radicalement plus efficace, et le recyclage est un élément essentiel pour parvenir à cet objectif, » a expliqué Gerben-Jan Gerbrandy, député européen et Rapporteur du sur la feuille de route 'Une Europe efficace dans l'utilisation des ressources' pour la commission environnement du Parlement européen.
« Pour des raisons à la fois économiques et écologiques, nous devrions nous efforcer d'atteindre des pourcentages proches de 100 % concernant le recyclage de certains matériaux. Cela pourrait être stimulé par la réduction de la TVA pour les matériaux secondaires, dans la mesure où une utilisation plus efficace des ressources est essentielle pour que l'Union européenne sorte de la crise économique. L'industrie devra jouer un rôle majeur si nous souhaitons voir la gestion réussie des déchets atteindre son plein potentiel pour rendre les ressources davantage efficaces et créer de nouvelles opportunités d'affaires et d'emplois, » a précisé Janez Potocnik, Commissaire européen pour l'environnement.
« C'est pourquoi je me réjouis de l'engagement de l'industrie de l'emballage métallique constituant à faire des déchets une ressource et à établir une véritable approche du recyclage durable. Les principales propositions de Metal Packaging Europe, consistant notamment en l'optimisation de l'efficacité des ressources, le retrait des métaux dans les décharges et le recyclage en boucle fermée - sont des messages importants pour l'ensemble de l'industrie en Europe. »[BRK2] Swissolar veut 2 m2 de capteurs solaires thermiques par habitantLe résultat d'une étude de potentiel présentée mercredi à Lucerne** a montré que 60 % des besoins en chaleur du parc immobilier de bâtiments d'habitation en Suisse pouvaient être couverts avec l'énergie solaire. Se basant sur cette étude, Swissolar, l'Association suisse des professionnels de l'énergie solaire, s'est fixé un objectif précis : d'ici à 2035, 2 m2 de capteurs solaires par habitant doivent être installés sur les bâtiments suisses.
En 2011, ce chiffre était de 0,13 m2. Avec la réalisation de l'objectif de Swissolar, 20 % des besoins en chaleur pourront être couverts dans le domaine de l'habitat. Il sera possible d'atteindre cet objectif grâce à un schéma directeur.
1) Pourquoi 2 m2 par habitant d’ici 2035 ? La consommation d’énergie en Suisse va changer d’ici 2035. Aujourd’hui, le chauffage et l’eau chaude sanitaire des habitations représentent 27% de la consommation d’énergie totale. Ce pourcentage devrait diminuer ces prochaines années, notamment grâce à l’amélioration de l’isolation des bâtiments et à l’optimisation des technologies d’accumulation.
Une étude des potentiels mandatée par l’Office fédéral de l’énergie (1) montre qu’il est possible de couvrir près de 60% des besoins de chauffage et d’eau chaude sanitaire par le solaire thermique au cours des 20 prochaines années. Le secteur de l’habitat possède un fort potentiel d’amélioration énergétique, mais cela ne peut se réaliser du jour au lendemain. Ce développement dépend notamment du cycle de rénovation des bâtiments et des chaudières, ainsi que de la croissance de l’industrie solaire thermique. C’est pourquoi Swissolar s’est fixé un objectif : 20% de solaire thermique dans le secteur de l’habitat d’ici 2035. Cet objectif correspond à une surface de captage totale de 15 millions de mètres carré, soit 2 mètres carré par habitant si nous reportons ce chiffre à la population actuelle de la Suisse. L’année 2035 n’a pas été fixée au hasard, elle correspond aux scénarios énergétiques de l’OFEN.
2) Tous les bâtiments d’habitation conviennent-ils pour l’installation de capteurs solaires ?
L’étude mandatée par l’OFEN, mentionnée au point 1), révèle un potentiel considérable : Cinq bâtiments d’habitation sur six peuvent couvrir plus de 10 % de leurs besoins thermiques par l’énergie solaire. Presque un tiers des bâtiments d’habitation pourrait dès aujourd’hui s’approvisionner à 50 % de chaleur solaire, avec la technologie actuelle et sans isolation supplémentaire.
45% des bâtiments d’habitation pourraient s’approvisionner à 100% par le solaire thermique si leur isolation était améliorée et si les accumulateurs étaient optimisés.
Selon les statistiques, 30 mètres carrés de toit sont disponibles pour des installations solaires thermiques pour chaque parcelle de 100 mètres carrés au sol. Ce chiffre correspond à une surface de toiture appropriée, orientée de manière pertinente et suffisamment ensoleillée pour permettre une telle installation.
3) Les bâtiments d’habitation offrent-ils suffisamment de place pour réaliser cet objectif ?
Oui. Il faut une surface de captage de 15 millions de mètres carrés (15 km2) pour couvrir 20 % des besoins de chauffage et d’eau chaude sanitaire des bâtiments d’habitation. Cela correspond à environ 8 % de la surface des toitures de l’ensemble des bâtiments d’habitation (la Suisse possède environ 180 km2 de toits, auxquels s’ajoutent 4,5 km2 de nouvelles toitures par an). Les toits des bâtiments d’habitation suisses offrent donc suffisamment de place pour réaliser l’objectif fixé par Swissolar. A l’heure actuelle, seul 1 km2 de toiture est utilisé pour le solaire thermique.
4) Le solaire thermique (chaleur solaire) et le solaire photovoltaïque (électricité solaire) sont-ils concurrents sur les toits des maisons ?
Non. Contrairement au solaire thermique, le solaire photovoltaïque ne se limite pas aux bâtiments d’habitation, mais inclut tous les autres types de bâtiments, ce qui élargit considérablement la surface de toiture à disposition pour ce type d’installation.De plus, l’électricité solaire peut alimenter le réseau de distribution public, ce qui n’est pas le cas de l’eau chauffée par les capteurs solaires.
Swissolar a aussi défini un objectif concernant le solaire photovoltaïque : 20% d’électricité solaire (= 12 milliards de kilowattheures) pour 2025, ce qui correspond à une surface de 90 km2. Les toits et façades de tous nos bâtiments offrent donc largement assez de place, tant pour les capteurs thermiques que pour les installations photovoltaïques. 5) Où en est la Suisse actuellement dans l’exploitation du solaire thermique ?
Après une croissance fulgurante entre 2004 et 2009, le marché suisse n’enregistre désormais plus qu’une faible augmentation de la surface de captage vendue (cf. graphique). Cette stagnation est attribuable d’une part à la popularité en hausse du photovoltaïque, d’autre part à la difficulté de conquérir de nouveaux marchés au-delà de celui des maisons individuelles (80 % des installations solaires thermiques réalisées jusqu’à présent se situent sur des maisons individuelles). En ce qui concerne la surface de captage installée, la Suisse occupe une position moyenne en Europe avec environ 0,13 m2 par habitant. Bénéficiant de conditions climatiques similaires, l’Autriche possède une surface de captage quatre fois plus élevée, ce qui souligne le grand potentiel de la Suisse. Les capteurs solaires thermiques installés actuellement couvrent environ 0,7 % des besoins des foyers en chauffage et en eau chaude sanitaire. Quant à la production de chaleur solaire pour l’industrie et l’artisanat, elle n’en est qu’à ses tout débuts. A titre d’exemple représentatif, citons les hôtels autrichiens dont 7 % exploitent déjà des installations solaires thermiques pour couvrir leurs besoins (état : 2007), tandis qu’en Suisse ce pourcentage n’est que de 2 %. 6) 2 mètres carrés de capteurs solaires par habitant, est-ce réaliste ?
Oui. A la fin de l’année 2011, une surface de captage d’environ 0,13 m2 seulement par habitant était installée en Suisse. Nous pouvons faire beaucoup mieux, plusieurs exemples le prouvent. Le canton d’Uri, par exemple, a adopté un programme qui prévoit l’installation de 12’000 mètres carrés de capteurs solaires d’ici 2020, impliquant 2000 toitures solaires. Ce canton se trouve donc sur la bonne voie pour atteindre l’objectif intermédiaire de 0,5 m2 de capteur thermique par habitant jusqu’en 2020 (cf. graphique 2). Une commune du canton de Soleure, Hessigkofen, a prouvé qu’un tournant bien plus décisif encore était réalisable. En l’espace de trois ans, la surface de captage installée est passée de 0,13 à 0,85 mètres carrés par habitant ? un chiffre six fois plus élevé que la moyenne suisse actuelle. Ces installations permettent à la population de Hessigkofen de couvrir 10% de leurs besoins thermiques par le solaire, ce qui correspond aux souhaits de Swissolar pour 2025 pour l’ensemble de la Suisse (cf. graphique 2).
Afin d’atteindre l’objectif fixé pour 2035, il est nécessaire d’installer quelques 650'000 m2 de capteurs solaires thermiques par an et ce durant les 23 prochaines années (c’est-à-
dire multiplier le marché actuel par 4) A titre de comparaison, environ 4,5 km2 de nouvelles toitures sont construites chaque année et 4,5 km2 de toitures sont rénovées par an (soit 1% du parc immobilier) et la majorité de ces toitures ne comportent malheureusement pas d’installation solaire thermique. En d’autres termes, il serait possible d’atteindre l’objectif fixé pour 2035 en installant des capteurs solaires thermiques sur 7 % des toitures lors de toutes les nouvelles constructions ou rénovations ! [ Evolution de la surface de capteurs solaires thermiques installés en Suisse, selon l’objectif Swissolar ] La poursuite de cet objectif exige que des mesures soient prises dans différents domaines, tels que la technologie, la recherche appliquée, l’encouragement, le marketing, ainsi que l’éducation et la formation continue. Un point central de cette évolution : la définition d’objectifs obligatoires de la part de la Confédération et des cantons en matière de solaire thermique, dans l’esprit de l’objectif fixé par Swissolar. De concert avec les acteurs principaux (industries, recherche, secteur publique), Swissolar souhaite mettre en évidence les étapes à franchir pour atteindre l’objectif fixé à 2035, et ce grâce à un schéma directeur (cf. le document « Chaleur solaire Suisse 2035 : Points clés du schéma directeur »). 7) Combien coûte une surface de captage de 15 millions de mètres carrés ? Un mètre carré coûtant environ CHF 1500.? (matériel et installation, frais supplémentaires par rapport à une solution conventionnelle), il en résultera des coûts cumulés approximatifs de CHF 22,5 milliards, ce qui correspond à un investissement annuel moyen d’un milliard de francs. Nous pouvons nous attendre à des baisses de coûts dans les prochaines années, grâce à la croissance du marché et au développement des technologies. De plus, les installations solaires thermiques permettront de réaliser des économies en termes de consommation d’électricités, de mazout et de gaz, dont les prix vont augmenter chaque année. En 2035, lorsque l’objectif de 20%aura été atteint et selon l’évolution des prix des énergies, ces économies se situeront entre 800 millions de francs (estimation selon les prix actuels) et 2 milliards de francs par an prévisions : mazout = CHF 3.?/l ; électricité = 30 cts/kWh ; gaz = CHF 3.?/m3). Cela représente en moyenne 1,4 milliards de francs d’économie par an. Au final, l’investissement dans le solaire thermique est presque compensé au niveau financier, et cela permet de créer des emplois et de réduire notre dépendance aux énergies importées (mazout, gaz et électricité). 8) Quelles sont les économies d’énergie possibles ?
La réalisation de l’objectif de 20 % permettra d’économiser 1,2 milliard de kilowattheures d’électricité par an, soit presque la moitié de la production annuelle d’électricité de la centrale nucléaire de Mühleberg. En outre, il sera possible d’économiser environ 400 millions de litres de mazout et approximativement 140 millions de m3 de gaz par an. A titre de comparaison, 400 millions de litres de mazout correspondent à :
à 8000 wagons, ce qui équivaut à un train de marchandises de 160 km de longueur
à la distance Zurich ? Fribourg par voie aérienne [ Economies d’énergie de 6,6 milliards de kWh par an ] Les émissions de CO2 s’en trouveront donc passablement réduites : environ 1,45 millions de tonnes par an (mazout : 1 million de tonnes ; gaz : 280’000 de tonnes ; électricité2 : 170’000 tonnes).
9) Avons-nous suffisamment de spécialistes pour mettre en ?uvre l’objectif de Swissolar ?
Nous sommes sur la bonne voie. Si nous voulons mener à bien la réalisation de l’objectif Swissolar, il nous faudra davantage de spécialistes puisque cela nécessitera 10'000 postes à
plein temps. De nouvelles offres de formation sont déjà en place et continuent d’être développées. Elles sont notamment proposées par des associations professionnelles, dont
suissetec (Association suisse et liechtensteinoise de la technique du bâtiment), par Swissolar, ainsi que par les écoles des métiers. Les branches du solaire, des sanitaires et du chauffage sont toutes très motivées à contribuer à l’objectif de Swissolar.
10) Comment la chaleur solaire fonctionne-t-elle ?
Le fonctionnement du solaire thermique (aussi appelé chaleur solaire) se distingue significativement de celle du photovoltaïque, qui jouit d’une présence médiatique plus prononcée. Contrairement au photovoltaïque, le solaire thermique ne produit pas d’électricité, mais sert à la production de chaleur pour l’eau chaude sanitaire et le chauffage. Dans la plupart des cas, son élément principal est un panneau de capteurs solaires installé sur le toit, qui contient un mélange d’eau et de glycol. Circulant dans un circuit fermé, ce liquide se réchauffe grâce au rayonnement solaire et transporte cette chaleur dans un accumulateur (aussi appelé ballon solaire) généralement installé à la cave. Les installations les plus souvent rencontrées sont celles servant à chauffer l’eau sanitaire. Une installation typique pour une maison individuelle dispose d’une surface de captage d’environ 5 mètres carrés et d’un accumulateur de 500 litres d’eau chaude sanitaire. 70 % du besoin annuel d’eau chaude sanitaire peuvent être couverts par une telle installation solaire. Les installations pour maison individuelle destinées à servir de chauffage d’appoint sont un peu plus grandes (capteurs de 10 à 15 m2) et sont équipées d’un accumulateur combiné de 1000 litres pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire. Dans les immeubles locatifs, on calcule en général 1 mètre carré de capteurs par habitant. Une surface de captage de 20 m2 couvrira donc environ la moitié du besoin en eau chaude sanitaire d’un immeuble logeant 20 personnes. ** lors de la première conférence suisse sur le thème « Chaleur solaire » (1) Estimation du potentiel descontributions du solaire thermique au chauffage du parc immobilier en Suisse. Extrapolation nationale des résultats des études régionales effectuées pour le canton de Fribourg et la ville de Zurich. NET Nowak Energie & Technologie SA, sur mandat de l’Office fédéral de l’énergie, janvier 2012. Etats-Unis : le sondage qui profite à ObamaIl est des sondages plus importants que d' autres. Celui que vient de publier le «Wall Street Journal» et NBC News pourrait marquer un tournant dans la campagne présidentielle américaine.Articles en rapportAmnesty dénonce la «pratique généralisée» de la torture en LibyeUn rapport défavorable à l'entrée de la Bulgarie dans l'espace SchengenNigeria : un ingénieur allemand enlevé près de KanoPays-Bas : le retrait et le remplacement des implants PIP remboursés«Costa Concordia» : début de pollution sur l'île du Giglio Paimpol-Bréhat : l'hydrolienne L'Arcouest livre ses 1er résultatsRéalisée et assemblée par le groupe DCNS et la société irlandaise OpenHydro, l'hydrolienne prototype du futur parc hydrolien d'EDF, a regagné Brest le 20 janvier 2011 après une immersion de trois mois. A l'issue de cette période de tests, DCNS se réjouit "des premiers résultats obtenus et prépare les prochaines étapes de ce projet innovant."
DCNS, à la fois partenaire stratégique et actionnaire de OpenHydro, s'était vu confier en 2011 la réalisation de la structure-support du prototype de l'hydrolienne L'Arcouest et de ses pales en matériaux composites ainsi que l'assemblage des différents sous-ensembles. Réalisés dans le centre DCNS de Brest, les travaux avaient conduit à une immersion au large de Paimpol-Bréhat (Côtes d'Armor) le 22 octobre 2011.
« Aujourd'hui, l'hydrolienne arrive à Brest après trois mois de tests dans les eaux bretonnes », a expliqué Frédéric Le Lidec, directeur de l'Incubateur énergies marines chez DCNS. « DCNS procédera à son démontage et participera avec OpenHydro et EDF à l'analyse des données enregistrées par les multiples capteurs dont l'hydrolienne est dotée. DCNS prendra une part active aux prochaines étapes, poursuivant ainsi son engagement dans ce projet en particulier et dans le domaine des énergies marines renouvelables en général », a t-il précisé.
L'industriel français possède une certaine longueur d'avance sur ses concurrents, lui permettant d'explorer l'ensemble des technologies d'énergies marines renouvelables : "éoliennes flottantes offshore, hydroliennes, énergie thermique des mers (ETM) et énergie des vagues". En effet, capitalisant sur ses savoir-faire dans le naval de défense, ses moyens industriels et son expertise, DCNS s'enorgueillit de couvrir l'ensemble du cycle de ces nouveaux systèmes, depuis la conception jusqu'à la maintenance en passant par la construction.
Décidé en juillet 2008, le projet hydrolien EDF de Paimpol-Bréhat devrait aboutir dans les prochains mois avec la mise en service du parc.
Ce projet bénéficie du soutien de la Région Bretagne, de l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Énergie (ADEME) et de l'Union européenne. Celle-ci s'engage en Bretagne avec le Fonds Européen de Développement Régional (FEDER). Ce parc hydrolien pourrait dans l'avenir être étendu en site d'essai national pour tester d'autres technologies d'hydroliennes, contribuant ainsi à faire émerger cette nouvelle filière. La Chine pourrait entrer dans le nucléaire françaisL'électricien chinois CGNPC pourrait s'associer à la construction de réacteurs nucléaires en France, en vertu d'un protocole d'accord conclu en 2010 avec EDF, publié sur le site du "Nouvel Observateur". France : la politique d'aide aux biocarburants passée au cribleLa Cour des comptes (CdC) a publié mardi l'évaluation de la politique publique en faveur des biocarburants dans les transports routiers et notamment celle qui concerne les aides accordées à la filière. Les politiques en faveur des biocarburants ont d'abord été liées aux politiques agricoles, puis ont visé l'indépendance énergétique, et enfin ont eu pour objet de répondre aux préoccupations environnementales. Chaque priorité s'est ajoutée à l'autre sans remise en cause de la précédente.
En conséquence, il est devenu de plus en plus difficile d'isoler les effets des différents instruments mis en place : réglementations prises aux niveaux mondial, européen, national (normes d'incorporation, protection aux frontières), instruments fiscaux (exonération de taxe intérieure à la consommation associée à des agréments de production, taxe générale sur les activités polluantes). La politique en faveur des biocarburants subit enfin l'influence des actions menées par d'autres pays et se trouve continuellement au centre de débats publics sur ses implications environnementales controversées.
1) Les biocarburants et leur contexte
Les biocarburants qui sont actuellement sur le marché, sont utilisés en mélange avec les hydrocarbures. En France, ils sont distribués pour la circulation automobile sous deux formes, le biodiesel en addition au gazole, le bioéthanol en addition à l'essence.
Le biodiesel est fabriqué en France à partir d'huile extraite du colza et du tournesol, qui poussent sur place, du soja et du palmier qui sont importés, mais également à partir de graisses animales ou d'huile alimentaires usagées.
Il convient, enfin, de noter que l'énergie par unité de volume des biocarburants, dit « pouvoir calorifique inférieur », est plus faible que celui des carburants fossiles. Cela signifie que l'on consomme plus de biocarburant pour parcourir une même distance. Cette différence est plus forte pour l'éthanol ( 34 %) que pour le biodiesel ( 8,5 %).
? Les biocarburants dans le contexte agricole et environnemental
Les biocarburants utilisent en France pour la culture de leur matière première un peu moins de 6 % de la surface agricole utile, c'est-à-dire 1,7 Mha en 2010, dont 1,45 Mha pour le biodiesel et 250 000 ha pour le bioéthanol.
Au plan de l'environnement, les biocarburants ont initialement fait l'objet d'un a priori positif. Toutefois, à partir de 2008 et de l'envolée du prix des matières premières agricoles, des critiques ont été faites sur la compétition existant entre la production de biocarburants et celle de nourriture pour les hommes ou les animaux. Par ailleurs, le bilan en termes d'émissions de gaz à effet de serre (GES) a été constamment révisé dans un sens plus restrictif. De surcroît, les analyses des coûts/avantages ont commencé à tenir compte plus correctement de l'énergie nécessaire à leur production par rapport à celle restituée lors de leur combustion, ainsi que des changements d'affectation des sols.
L'ADEME a été chargée de coordonner plusieurs études sur ces points, la première en 2002 présentant un bilan plutôt positif, la dernière en 2009/2010, dont les conclusions, d'ailleurs controversées, sont plus en retrait.
? Des règles nombreuses et parfois incohérentes
Au plan international, les droits de douane s'appliquent en partie seulement aux biocarburants. Par ailleurs, les oléagineux (dont le biodiesel) sont libres de droits pour des raisons historiques. De plus, le bioéthanol, en principe solidement protégé s'il est produit agricole, ne l'est pratiquement plus s'il est mélangé, si peu que ce soit, à de l'essence. Enfin, un nombre croissant de fournisseurs bénéficient de régimes douaniers préférentiels.
Au plan européen les soutiens fiscaux sont autorisés à condition de ne pas entraîner de surcompensation de l'écart de coût de production par rapport aux carburants fossiles. Les biocarburants doivent satisfaire à des critères de durabilité définis dans la directive EnR concernant les énergies renouvelables ; des niveaux minima d'incorporation de biocarburants sont recommandés et des niveaux maxima sont fixés au titre de la qualité des carburants. La valorisation des déchets est soutenue par une règle dite du "double comptage" des huiles animales ou usagées.
Il existe, enfin, un projet de directive sur la fiscalité de l'énergie qui consisterait notamment à taxer l'énergie en fonction des émissions de CO2 ainsi que du contenu énergétique (c'est-à-dire de l'énergie réelle) qu'un produit permet d'obtenir.
En France, les règles sont rassemblées dans le plan biocarburants mis en place par le gouvernement en 2005. Il prévoit notamment, à partir de 2010, des taux d'incorporation supérieurs au taux maximal autorisé d'incorporation pour respectivement le B7 et le SP95E10. Ces objectifs d'incorporation vont au-delà de l'ambition européenne. Ils ne sont compatibles ni avec les contraintes techniques de qualité descarburants (maxima d'incorporation), ni avec la réalité des infrastructures de distribution, ni avec la stratégie des acteurs industriels.
Dans la mesure où ces objectifs ne sont pas une obligation légale, une taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) a été créée en 2005, très pénalisante, payable en cas de non atteinte du taux d'incorporation.
2) Une politique dont le coût a été essentiellement supporté par le consommateur
La taxe intérieure sur la consommation (TIC) a fait l'objet d'une réduction significative, plus importante pour l'éthanol que pour le biodiesel. La réduction n'est accordée que dans le cadre de licences de production ou "agréments", accordés pour six ans à des unités de production choisies par appels d'offres.
Sur la période 2005- 2010, le cumul de réduction de TIC a été de 1,8 Md? pour la filière biodiesel et de 0,85 Md? pour la filière éthanol, soit au total 2,65 Md?.
Du fait de la densité énergétique moindre des biocarburants, qui implique un surcroit de consommation, les recettes de l'État ont mécaniquement augmenté sur la période 2005-2010, de 1 Md? pour le bioéthanol et de 0,5 Md? pour le biodiesel. Quant à la TGAP, les montants cumulés perçus par l'État sur la même période sont de l'ordre de 0,33 Md?, soit un total de 1,83 Md?.
Au total les filières des biocarburants ont reçu 2,65 Md?, essentiellement supportés par les consommateurs.
Si la filière éthanol a rapporté à l'Etat (à hauteur de 0,47 Md?) alors qu'elle reste fragile, la filière biodiesel a bénéficié d'une rente de situation importante : elle a coûté au final à l'État 1,29 Md? et elle a bénéficié de soutiens dont le montant est supérieur à celui de ses investissements.
En définitive, si le cout total des deux filières pour l'État n'aura pas dépassé 820 M? sur 2005-2010 et lui rapportera à l'avenir, le consommateur a supporté un supporté un surcoût de près de 3 Md?, auquel s'ajoute le prix plus élevé des biocarburants répercuté à la pompe, contribuant pour l'année 2010 à un renchérissement estimé entre 0,5 et 0,7 Md?.
3) Résultats et pertinence de la politique d'aides aux biocarburants
Le Plan Biocarburant n'a été respecté que grâce à la prise en compte du gazole dit "non routier ", c'est-à-dire celui utilisé par les trains, les engins de chantier et les tracteurs. Il s'agit d'une pure manipulation statistique.
Les cibles nationales, plus élevées que celles fixées au niveau européen, s'avèrent désormais impossibles à respecter faute d'un réseau de distribution suffisant et du fait d'incohérences techniques. L'instrument le plus efficace pour faire respecter les cibles est la TGAP.
? Pour l'agriculture, un bilan mitigé quoique légèrement positif
Une partie des unités de production agréées ont été construites, ce qui est une incontestable réussite au plan agro-industriel. Les agréments ont toutefois été nettement surdimensionnés, surtout pour le bioéthanol, qui reste une filière fragile au plan financier.
Si l'objectif de mettre fin à la jachère a été atteint, celui concernant les effets sur les revenus agricoles est nettement plus difficile à mesurer. Quant à la diversification des débouchés, elle est salutaire pour la betterave, extrêmement modeste pour le blé, un peu plus importante pour le maïs.
L'impact sur les filières d'élevage à travers les coproduits, tout spécialement les tourteaux de colza, est important mais contesté. S'agissant de l'impact sur les prix des denrées, le bilan est difficile à établir compte tenu de la volatilité observée entre 2007 et 2010. A cela, s'est ajouté un déséquilibre brutal de la filière des huiles végétales, créé par la concurrence des huiles animales et usagées avec la règle du double comptage.
? Un bilan énergétique pas aussi favorable qu'on pourrait le croire En dépit de la prudence des estimations et de quelques controverses, le rapport énergie fossile dépensée/énergie produite est considéré comme positif. Cela dit, pour avoir un impact significatif en termes d'indépendance énergétique, il faudrait des taux d'incorporation plus élevés qui, de ce fait, poseraient de nombreux problèmes, aussi bien pour l'adaptation des moteurs que du point de vue de la superficie des terres nécessaires pour satisfaire les besoins.
? Une pertinence du point de vue de l'environnement très difficile à mesurer et de plus en plus contestée
Les polémiques sur les conséquences environnementales des biocarburants se situent à plusieurs niveaux.
La première consiste à avancer que l'objectif en matière de transport est de moins se déplacer, de sorte que les biocarburants ne seraient qu'une excuse pour continuer à rouler autant qu'avant. Sur le plan des émissions de GES, les débats se concentrent aujourd'hui sur la répartition des contenus en énergie respective des biocarburants et des coproduits.
En prenant comme référence la cible de prix fixée par la Commission européenne, soit 32 ? en 2010 et 56 ? en 2020, plusieurs études indépendantes estiment que le prix résultant de l'introduction des biocarburants à la place des carburants fossiles est de l'ordre de 186 à 259 ? pour l'éthanol produit à partir de betterave, et de 263 à 347 ? pour le biodiesel produit à partir du colza. Au vu de ces chiffres en apparence très élevés, on doit cependant remarquer que le prix de la tonne de CO2 évitée est toujours plus élevé dans le domaine des transports que dans d'autres secteurs de l'économie.
En l'absence de certitudes sur la question de la concurrence entre cultures destinées aux biocarburants et à l'alimentation humaine ou animale, la plupart des rapports récents sur ce sujet recommandent, par précaution, un assouplissement des obligations d'incorporation dans les pays développés et l'arrêt des différentes subventions soutenant la production de biocarburants.
Le constat de la Cour est qu'au terme de 15 ans de politique en faveur des biocarburants, dont les six dernières plus engagées que les précédentes, les seuls équilibres qui ont été réellement modifiés par ces politiques sont de nature agricole (culture du colza, production d'huile alimentaire, de tourteaux, nouveaux débouchés pour la betterave). Les autres équilibres, que ce soit l'indépendance énergétique ou la réduction des émissions de gaz à effet de serre, n'ont été que peu ou pas modifiés.
4) Recommandations
La Cour recommande en conséquence de poursuivre le soutien à la production et à la vente de biocarburants de première génération en respectant les conditions et les exigences ci-après :
? Prendre acte que la volonté des autorités françaises d'être plus ambitieuses que leurs partenaires européens a eu pour résultat des incohérences dans les objectifs qui se traduisent désormais par l'impossibilité de respecter les cibles d'incorporation de biocarburants dans les carburants fossiles ;
? redéfinir en conséquence, de façon plus réaliste, ces cibles, qui doivent être adaptées aux contraintes techniques aussi bien de la distribution (adaptation des réseaux) que des motoristes. Ces derniers peuvent certes se plier à la plupart des contraintes, à condition qu'elles soient clairement formulées et stables dans le temps ;
? ce qui peut être compatible avec le choix d'établir des taux d'incorporation flexibles à l'intérieur de ces plages pour tenir compte des fluctuations des prix des denrées alimentaires ;
acquérir une véritable connaissance, qui fait encore défaut, des données comptables et financières de la filière ;
? accélérer la réduction de la défiscalisation TIC, tout en maintenant l'écart existant entre la filière biodiesel et la filière éthanol jusqu'à l'extinction de la défiscalisation, qu'il conviendrait d'envisager sans nouvel agrément pour 2015 ;
? maintenir la TGAP (taxe générale sur les activités polluantes) à un niveau assez élevé est, en revanche, la garantie que les objectifs d'incorporation sont respectés tant qu'ils ne sont pas formellement obligatoires ;
? satisfaire ensuite les exigences de transparence vis-à-vis des citoyens, consommateurs et contribuables, en faisant clairement savoir à l'opinion si la politique en faveur des biocarburants est une vraie composante d'une politique de protection de l'environnement ou un simple volet d'une politique agroindustrielle ;
? s'attacher aussi à des exigences de présence dans les instances européennes pour y défendre la filière dans son ensemble face aux importations aidées ou contournant les règlementations et pour anticiper la négociation qui va s'engager avec nos partenaires européens sur la fiscalité de l'énergie. Quelles peuvent être les conséquences de la tempête magnétique ?Selon les experts, la récente éruption solaire déclenchera la plus forte tempête géomagnétique depuis 2005. Explications.Articles en rapportSYRIE. La mission de la Ligue arabe pourrait être suspendue ce mercrediHollande au Bourget : comment ne pas penser à Mitterrand ?Costa Concordia : quel dédommagement pour les victimes ?SYRIE. Damas prolonge la mission des observateursComment Sarkozy compte-t-il rebondir ? L'efficacité des cellules solaires boostée par les "Q-BIC"En ajustant au mieux les composants, un trio d'ingénieurs** de l'Université de Buffalo (USA) espère augmenter considérablement la quantité de lumière que les cellules solaires sont en mesure de convertir en électricité. Associés à des scientifiques militaires, les chercheurs de l'UB ont montré que des points quantiques (quantum dots) intégrés dans des cellules photovoltaïques pouvaient améliorer la production électrique en chargeant les cellules d'absorber la lumière infrarouge, et en augmentant la durée de vie des photo-électrons.
L'idée d'intégrer des boîtes quantiques dans des panneaux solaires n'est pas nouvelle : Selon le professeur émérite de SUNY, Vladimir Mitin, des scientifiques avaient déjà évoqué il y a une décennie que cette technique pourrait améliorer l'efficacité des panneaux en leur permettant d'absorber les ondes invisibles, comme la lumière infrarouge, en plus de la lumière visible. Toutefois, de gros efforts entrepris dans cette direction avaient rencontré un succès limité.
Les chercheurs de l'UB ont non seulement utilisé avec succès les points quantiques pour récolter la lumière infrarouge, mais ils ont franchi une étape technologique supplémentaire, en employant un dopage sélectif afin que les points quantiques adoptent un état significatif dans la cellule solaire.
Cet état spécifique semble bénéfique, car il repousse les électrons, les forçant à voyager autour du point quantique. Sinon, les points quantiques créent un canal de "recombinaison" des électrons, ce qui en substance « capture » les électrons en mouvement, les empêchant ainsi de contribuer à générer un courant électrique.
"La technologie mise au point posséderait le potentiel d'accroître l'efficacité des cellules solaires jusqu'à 45%", a déclaré Vladimir Mitin. Le professeur s'est d'ailleurs empressé de déposer des demandes de brevet provisoire, afin de protéger cette technologie prometteuse.
"Cette Technologie 'propre' va vraiment profiter à la région, à l'État, et au pays", a déclaré Vladimir Mitin. "Avec des cellules solaires à haute efficacité, les consommateurs pourront économiser de l'argent et les fournisseurs pourront acquérir de plus petits terrains qui produiront plus d'énergie."
Le professeur Mitin et ses collègues ont déjà investi beaucoup de temps dans le développement des points quantiques, surnommé "Q-BIC". Pour améliorer encore plus la technologie et l'amener sur le marché, la startup (OPtoElectronic Nanodevices) OPEN est maintenant à la recherche de financement auprès d'investisseurs privés et de programmes fédéraux.
** Vladimir Mitin, Andrei Sergeev et Nizami Vagidov ont fondé la société, "optoélectronique Nanodevices" (OPEN LLC), afin de transposer cette innovation réalisée en laboratoire sur le marché. Tchat avec les réalisateurs d'"Adieu Camarades !"Les auteurs de la série et du web-documentaire d'Arte consacrés à l'effondrement du communisme ont répondu à vos questions.Articles en rapportSYRIE. La mission de la Ligue arabe pourrait être suspendue ce mercrediHollande au Bourget : comment ne pas penser à Mitterrand ?Costa Concordia : quel dédommagement pour les victimes ?SYRIE. Damas prolonge la mission des observateursComment Sarkozy compte-t-il rebondir ? Présidentielle : quand les people s'en mêlent... et s'emmêlentArticles en rapportSYRIE. La mission de la Ligue arabe pourrait être suspendue ce mercrediHollande au Bourget : comment ne pas penser à Mitterrand ?Costa Concordia : quel dédommagement pour les victimes ?SYRIE. 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Damas prolonge la mission des observateursComment Sarkozy compte-t-il rebondir ? "Eole en stock", ou comment stocker une énergie intermittenteLe boom des énergies renouvelables amène au premier plan des problèmes restés jusqu'ici marginaux. L'électricité d'origine éolienne, en particulier, a suscité récemment de nombreux débats, certains politiques, d'autres techniques. L'un des plus stimulants est lié à l'intermittence de la production, qui oblige à explorer des pistes innovantes, comme le stockage à grande échelle de l'électricité. Les coûts de l’intermittence Les producteurs d’électricité le savent depuis longtemps, tous les kWh ne se valent pas. Non seulement ils n’ont pas le même coût, mais surtout certains sont garantis, quand d’autres ne le sont pas. La production d’électricité à partir d’énergie solaire et, plus encore, éolienne, est ainsi marquée par une variabilité qui joue non seulement à l’échelle de la journée, mais aussi sur plus longues périodes. En Europe de l’ouest, par exemple, les pics de consommation électrique correspondent aux périodes de froid hivernal et aux chaleurs estivales, c’est-à-dire à un régime anticyclonique marqué par l’absence de vent.
Cela n’a guère de conséquence quand l’électricité d’origine solaire ou éolienne ne représente que quelques pourcents de la production totale, mais la montée en puissance de ces sources d’énergie oblige à s’intéresser au problème de façon sérieuse. En Espagne, par exemple, l’énergie éolienne a été au mois de mars 2011 la première source d’électricité, avec une production de 4750 GWh qui représentait 21% de la demande (sur un an, la moyenne de l’éolien est désormais proche de 15%, en troisième position devant le charbon). Red Eléctrica de España fournit des informations en temps réel qui montrent l’existence de pics : le mardi 14 janvier 2010 à 1 heure 33 du matin, la production d’énergie éolienne a ainsi représenté 42% de la demande espagnole en électricité, avec une puissance instantanée de 11700 MW.
Ces pics sont gérés via une baisse momentanée des autres modes de production, notamment l’hydroélectrique qui est à cet égard très souple. Les prévisions météos permettent aux régulateurs d’ajuster la production globale, par exemple en abaissant la puissance des centrales thermiques d’ajustement jour/nuit lorsque le vent se lève. Mais l’exercice a ses limites, et si l’éolien confirme sa montée en puissance (l’objectif des Espagnols est d’en faire d’ici 2040 la première source d’énergie électrique), le caractère intermittent de sa production peut devenir problématique.
Ce sujet fait aujourd’hui l’objet d’un débat assez vif au Royaume-Uni, où le développement de vastes parcs éoliens offshore a conduit cette source d’électricité à atteindre 10% de la demande d’après le National Grid. Plusieurs rapports contradictoires ont été publiés depuis 2005, soit pour souligner le coût élevé du kWh d’origine éolienne, soit au contraire pour ramener les estimations de coûts à la baisse.
Dans d’autres contextes, c’est la question de la localisation des parcs éoliens qui fait problème. En Allemagne, l’essentiel de la production sera due à des parcs offshore, sur la Baltique et la mer du Nord, loin des centres industriels de la Ruhr et de Bavière, qui sont de gros consommateurs d’électricité. Le développement du réseau à haute tension est évidemment l’une des réponses à ce problème, mais il est coûteux, prend du temps et pose des questions d’acceptabilité sociale ; en outre, l’acheminement sur 700 ou 800 km représente une perte en ligne significative.
Partout dans le monde, enfin, l’éolien représente comme le solaire une solution pertinente pour les îles qui ne sont pas interconnectées, en complément des moyens de production classiques. Mais là encore l’intermittence pose problème.
C’est dans ce contexte que la question du stockage prend aujourd’hui un intérêt nouveau. Soit comme un outil supplémentaire donné aux exploitants pour gérer la production, soit, dans le cas des îles, comme le moyen de réduire significativement la part des petites centrales alimentées au charbon ou au fuel ou au gaz. Mais peut-on stocker du vent ?
Les solutions mécaniques Une première solution consiste à convertir l’énergie cinétique de l’éolienne en une autre énergie mécanique. On peut distinguer trois modèles, aux usages différents.
Les volants d’inertie ont pour principal intérêt de lisser la production : une partie de l’énergie électrique de l’éolienne sert à faire tourner un disque rotatif en acier, assez lourd, à haute vitesse. La rotation du disque consomme dans un premier temps beaucoup d’énergie, mais en régime de croisière la faiblesse des frottements limite cette consommation ; et si le vent baisse l’inertie du disque lui permet de produire de l’énergie. Utile pour lisser la production, cette méthode est simple dans son principe mais pour être efficace elle requiert une technologie coûteuse (pour une réduction maximum des frottements, le disque doit tourner dans le vide).
Deuxième modèle, l’articulation des éoliennes à des installations hydroélectriques, via des stations de pompage. Il s’agit simplement de profiter des moments où le vent souffle et où la demande est faible (par exemple les weekends) pour remonter de l’eau. Ce principe est déjà utilisé en France, où des turbines réversibles permettent de pomper de l’eau vers le haut en utilisant l’électricité du réseau au moment où elle est le moins cher. Le rendement de ces opérations est de l’ordre de 80%, ce qui est remarquable. Dans l’absolu, rien n’interdit d’utiliser directement des éoliennes au lieu de faire appel au réseau, et dans certaines vallées ventées la solution peut avoir du sens, même si elle demande une évaluation économique. Mais on observera que les parcs offshore et les éoliennes situées en plaine sont généralement éloignées des barrages hydroélectriques, ce qui limite considérablement l’utilisation directe de l’énergie éolienne pour alimenter des turbines. En revanche, même si c’est plus complexe, on peut parfaitement l’utiliser indirectement, à travers le réseau.
Le stockage sous forme d’air comprimé peut apparaître anecdotique, mais il offre des possibilités très intéressantes et surtout apparaît moins tributaire de la géographie. Des applications industrielles fonctionnent depuis 1978 en Allemagne (Huntorf, 290 MW) et depuis 1991 en Alabama, mais leur rendement est assez faible, de l’ordre de 40%. EnBW, le numéro 3 allemand de l’énergie, a récemment développé une solution plus performante, qui permettrait d’atteindre un rendement de 70% grâce à la récupération de la chaleur produite par la compression.
Toutes ces formules, notamment l’air comprimé et le stockage par volant d’inertie requièrent des installations plus complexes et mobilisent donc des investissements. On en est aujourd’hui à la phase d’expérimentation, et une évaluation économique est nécessaire.
Batteries, accumulateurs et supercondensateurs C’est encore plus vrai des solutions que nous allons aborder à présent. D’emblée, il faut noter que les technologies de type pile ou batterie sont connues depuis longtemps, et qu’en une centaine d’années les progrès, relativement modestes, ont été réalisés sur un mode incrémental. Le seul véritable lieu d’innovation a été les applications militaires, dans un contexte budgétaire très différent de celui de l’industrie civile : les solutions développées sont très coûteuses. Mais la situation évolue. Depuis quelques années, la montée en puissance des véhicules électriques a ouvert des perspectives et relancé la R&D sur ces sujets ; le développement de l’éolien a conduit à d’autres innovations.
D’une façon générale, et ce quels que soient les progrès réalisés, le stockage d’énergie électrique par ces moyens n’est aujourd’hui pertinent qu’à petite échelle, et entre le coût du kWh issu de l’électricité du réseau et celui du stockage dans des batteries, il y a une différence variant entre un à 100 et un à 1000. Il existe pourtant plusieurs initiatives visant, dans des contextes particuliers comme les milieux insulaires, à développer des applications à relativement grande échelle.
On a beaucoup parlé par exemple des unités de stockage avec des batteries au sodium soufre du japonais NGK, qui pèsent 80 tonnes et peuvent stocker jusqu’à 7,2 MWh, ce qui représente la consommation de plusieurs centaines de foyers. Son prix est d’environ 5,4 millions de dollars, une somme certes importante mais qui n’est pas hors de proportion avec le budget d’une communauté insulaire. Des tests à grande échelle ont été lancés récemment par Systèmes électriques insulaires, l’entité d’EDF qui gère les réseaux des îles françaises. Une batterie NGK de 1 MW a été installée sur l’île de la Réunion, et au terme d’un test de six mois l’expérimentation a été jugée concluante. Aux Etats-Unis, on peut citer l’expérience lancée par Xcel Energy.
Concurrent principal du système de NGK, les accumulateurs au vanadium sont fondés sur un principe connu depuis les années 1950 mais qui a connu des développements industriels récents, notamment grâce à l’éolien. Le meilleur exemple aujourd’hui est la centrale de King Island, entre l’Australie et la Tasmanie, mais on cite aussi l’exemple du parc éolien de la société Tapbury, en Irlande. Ce système est fondé sur des échanges d’ions entre deux électrolytes séparés par une membrane. Ces échanges ont lieu au sein de cellules, et la puissance de l’ensemble dépend simplement du nombre de cellules : il ne s’agit pas d’une pile (comme les traditionnelles batteries au plomb), car le stockage des électrolytes est externe et non interne. La principale faiblesse de ce modèle est que l’installation prend beaucoup de place, et que par ailleurs le vanadium est toxique, ce qui oblige à un effort particulier en matière de sûreté. Mais les avantages sont importants : le rendement atteindrait 70% et surtout le vanadium, qui est un métal de transition, peut être oxydé et réduit de nombreuses fois, ce qui permet de pérenniser les installations. En outre, son temps de réponse est très rapide, ce qui est précieux dans le contexte de l’éolien où les changements de vitesse du vent sont fréquents. Dans l’absolu, on peut d’ailleurs noter que le développement d’accumulateurs au vanadium pourrait conduire à celui de nouveaux types d’éoliennes, plus réactives que celles d’aujourd’hui, qui sont précisément conçues pour lisser les à-coups.
A King Island, la proportion d’énergie éolienne est passée de 12 à 40%, ce qui a permis de limiter l’utilisation des générateurs au fuel. Le coût d’installation est comparable à celui du système NGK.
Dernière innovation dans ce domaine, l’utilisation de supercondensateurs en complément à des accumulateurs montés en série permet d’optimiser le stockage en offrant deux ressources différentes. Le supercondensateur (qui fonctionne comme un condensateur, en stockant l’énergie dans un champ électrostatique, mais dont la densité énergétique est beaucoup plus élevée que celle d’un condensateur ordinaire) fournit de l’énergie pendant les interruptions les plus brèves, et il n’est relayé par les accumulateurs que pour les interruptions d’une certaine durée. Ce système permet non seulement de mieux gérer les intermittences, mais aussi d’allonger la durée de vie des accumulateurs. La voie du gaz Il existe enfin une dernière solution au stockage, qui passera par le développement de centrales hybrides, mêlant les éoliennes à des centrales à gaz classiques, utilisant notamment l’hydrogène comme combustible. L’enjeu, ici, est de faire en sorte qu’une partie de la production électrique générée par les éoliennes permette de produire l’hydrogène, qui sera utilisé quand le vent faiblira.
Techniquement, il s’agit à la fois d’un principe simple et… d’une usine à gaz ! La production de l’hydrogène, en elle-même, n’est pas compliquée : il s’agit simplement de soumettre l’eau à une électrolyse, afin de séparer hydrogène et oxygène. Mais il faut ensuite stocker l’hydrogène et l’installation doit comprendre un moteur à combustion interne et un générateur.
Pour le moment, les rendements sont assez modestes, de l’ordre de 40%. Mais différentes expérimentations sont en cours pour chercher des améliorations. On peut citer le projet Wind to Hydrogen mené aux Etats-Unis par le National Renewable Energy Laboratory avec des partenaires publics et privés. En Europe, on peut signaler la centrale d’Utsira au large de la Norvège, les projets menés à Sotavento en Galice (Espagne).
La centrale hybride de Prenzlau, en Allemagne, présente enfin un dernier exemple : elle a la particularité d’utiliser du biogaz (du méthane pour l’essentiel) quand il n’y a pas de vent, et de produire de l’hydrogène quand il y en a. Cet hydrogène est ensuite mélangé au méthane pour produire un combustible plus performant.
Au total, que retirer de ces expérimentations ? Tout d’abord l’idée d’un moment particulièrement dynamique en termes de recherche et développement : la multiplicité des solutions atteste un effort de recherche porté par des acteurs caractérisés à la fois par un champ vierge ? tout reste à faire ? et par une forte concurrence. Ensuite, cette concurrence oppose surtout des technologies entre elles. A moyen terme, on devrait assister à une spécialisation des solutions : telle technologie pour tel contexte, telle technologie pour tel autre contexte.
La plupart des expériences menées suggère des rendements honorables, ou potentiellement honorables. Si la pertinence des solutions déjà trouvées s’impose déjà sur des espaces spécifiques (îles, lieux isolés), la plupart ne sont cependant que des compléments, plutôt que des alternatives. Enfin se pose la question du passage à une véritable exploitation industrielle, en concurrence avec les énergies classiques. Sur ce point il est encore trop tôt pour se prononcer sur l’intérêt économique des solutions développées aujourd’hui, mais à l’évidence les lignes bougent. [Article publié sous CC - ParisTech Review ] Jean-Christophe Lagarde lâche Morin : "Il ne doit pas s'entêter"Articles en rapportSYRIE. La mission de la Ligue arabe pourrait être suspendue ce mercrediHollande au Bourget : comment ne pas penser à Mitterrand ?Costa Concordia : quel dédommagement pour les victimes ?SYRIE. Damas prolonge la mission des observateursComment Sarkozy compte-t-il rebondir ? 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Ce câble concentrique triphasé de 10 kV conçu pour une capacité de transport de 40 mégawatts sera produit par Nexans. Dans le cadre de ce projet, l'Institut Technologique de Karlsruhe (KIT) se chargera d'analyser les matériaux supraconducteurs et isolants appropriés. Cette installation sera également la première à associer un câble supraconducteur à un limiteur de courant supraconducteur assurant la protection contre les surintensités. Le limiteur sera fabriqué par l'unité Nexans spécialiste des supraconducteurs basée à Hürth en Allemagne.
Le projet pourrait marquer le franchissement d'un tout nouveau palier dans la restructuration des réseaux intra-urbains. A la suite d'un test in-situ concluant sur deux ans, RWE pourrait installer des liaisons supraconductrices de 10 kV sur de vastes tronçons du réseau principal de distribution de la ville d'Essen dans le souci de délester les liaisons à haute tension. A moyen terme, cela devrait engendrer des gains d'efficacité et réduire les coûts d'exploitation et d'entretien, ainsi que la superficie des terrains utilisés.
Le démantèlement d'un grand nombre de postes transformateurs 110/10 kV contribuerait ainsi à libérer de précieux espaces dans les zones intra-urbaines. Le projet AmpaCity bénéficie du soutien de la direction de la recherche énergétique du Ministère fédéral de l'Economie et de la Technologie (BMWi). Le coût total de ce projet de recherche s'élève approximativement à 13,5 millions d'euros, incluant 6 millions d'euros de fonds gouvernementaux.
Une étude souligne l'efficacité économique des supraconducteurs
Le projet a été précédé d'une étude détaillée à laquelle divers instituts de recherche, sous la direction du KIT (Karlsruher Institut für Technologie), ont participé aux côtés de Nexans et de RWE afin d'analyser la faisabilité technique et la viabilité économique d'une solution supraconductrice à moyenne tension. Cette étude a révélé que les câbles supraconducteurs constituent la seule alternative raisonnable aux câbles haute tension dans les réseaux urbains et que leur utilisation permettrait de supprimer des postes transformateurs qui consomment beaucoup de ressources et de terrains. Bien qu'il soit également possible d'utiliser des câbles moyenne tension en cuivre dans des zones intra-urbaines pour le transport de puissances élevées, le ratio coût-efficacité de cette solution serait annihilé par les pertes ohmiques nettement plus élevées. En outre, des câbles moyenne tension classiques sont également exclus pour le projet d'Essen car ils nécessitent nettement plus d'espace : au lieu d'un seul câble supraconducteur de 10 kV, cinq câbles en cuivre devraient être posés en parallèle, ce qui est souvent impossible compte tenu du manque d'espace sous les rues dans les agglomérations.
Une technologie efficace qui va vite concurrencer les solutions classiques
Les supraconducteurs à haute température (refroidis à l'azote liquide) tels que ceux utilisés dans le projet AmpaCity sont prêts à être déployés dans des applications énergétiques depuis quelques années déjà, même s'ils n'ont pas encore été mis en ?uvre à grande échelle. Grâce à l'optimisation des procédés de production, les fils supraconducteurs sont devenus disponibles en longueurs et quantités suffisantes. La supraconductivité devient donc une technologie efficace car elle contribue à économiser les matériaux et les ressources énergétiques. Les experts prévoient que ces câbles innovants seront bientôt en mesure de concurrencer les solutions à base de cuivre dans les applications grosses consommatrices d'énergie. Le BMWi considère les équipements supraconducteurs comme des composants majeurs des futurs concepts d'approvisionnement énergétique.
La supériorité technique des conducteurs refroidis
La supériorité technique des câbles supraconducteurs est due aux propriétés du matériau constituant le conducteur. A des températures avoisinant -200°C, le matériau se transforme en un conducteur électrique quasi parfait, capable de transporter au moins 100 fois plus d'électricité que le cuivre. La compacité du supraconducteur, en dépit de son enveloppe de refroidissement, lui confère une capacité de transport d'électricité cinq fois supérieure à celle d'un câble cuivre de même section, et ce avec des pertes électriques bien moindres.
Afin d'atteindre la température idéale, le câble supraconducteur concentrique est refroidi avec de l'azote liquide. Il peut alors transporter des courants élevés avec un minimum de pertes et des sections inférieures à celle d'un câble en cuivre de même capacité. Energies renouvelables : "livre blanc" pour les présidentiablesDans le cadre des échéances électorales, le Syndicat des énergies renouvelables (SER) veut apporter son concours à la définition de la politique énergétique française pour les prochaines années afin de contribuer à la relance durable de notre économie. « Le Livre blanc des énergies renouvelables, des choix qui fondent notre avenir », présente ainsi la feuille de route du SER pour 2020, les projections 2030 et décline douze propositions pour agir concrètement, dès aujourd'hui, pour la création d'une filière énergétique forte, créatrice d'emplois et de richesses industrielles. Les énergies renouvelables constituent un marché mondial en forte croissance malgré la crise, les investissements dans ce domaine ayant dépassé 200 milliards de dollars en 2010.
D'après le SER, les énergies renouvelables sont indubitablement un des chemins vers la croissance, à condition que l'État et les professionnels bâtissent ensemble une stratégie pour leur développement. Avec ce Livre blanc, les acteurs des énergies renouvelables, membres du SER, veulent saisir l'opportunité de formuler des propositions pour relever les défis énergétiques, environnementaux, industriels et économiques de notre époque.
Un Livre blanc à visée politique
« Le Livre blanc des énergies renouvelables, des choix qui fondent notre avenir » est destiné aux équipes de campagne des différents candidats à la Présidence de la République, aux candidats à la députation, aux parlementaires et à tous les leaders d'opinion.
Le Livre blanc comporte deux parties : la première « Stimuler la dynamique industrielle française face aux défis de la transition énergétique » fait le point sur le développement des énergies renouvelables dans le monde ces dernières années et sur les enjeux industriels et économiques qu'elles représentent pour notre pays. La deuxième partie présente douze propositions, déclinées en 49 outils :
01. Donner un nouveau souffle à l'éolien terrestre
02. Déployer l'éolien en mer et les énergies marines
03. Reconstruire la filière photovoltaïque
04. Profiter des atouts de l'hydroélectricité
05. Amplifier l'essor de la chaleur renouvelable : biomasse, géothermie et solaire thermique
06. Placer les énergies renouvelables au c?ur du bâtiment et combattre la précarité énergétique
07. Créer de nouvelles filières industrielles
08. Exploiter tous les potentiels de la biomasse énergie
09. Faciliter l'accueil des énergies renouvelables sur les réseaux électriques
10. Atteindre l'autonomie énergétique dans les îles
11. Consolider l'industrie des énergies renouvelables
12. Mettre le cap sur l'international
5 idées fortes pour un avenir durable.
"Le SER entend démontrer avec son Livre blanc à quelles conditions les énergies renouvelables peuvent à la fois participer au mix de production énergétique en préservant l'environnement et constituer le fer de lance d'une nouvelle dynamique industrielle, innovante, créatrice d'emplois et exportatrice, grâce à cinq idées fortes."
1) Les énergies renouvelables assurent une sécurité d'approvisionnement et l'indépendance énergétique de la France.
Le rayonnement solaire permet en théorie de couvrir plus de 10 000 fois la consommation totale de la planète, la mobilisation des ressources telles que le soleil, le vent, la biomasse, la chaleur de la terre, l'énergie des cours d'eau et de la mer permettraient de subvenir aux besoins de tous, tout en réduisant fortement le risque de dépendance en matière d'approvisionnement énergétique.
2) Les énergies renouvelables permettent une maîtrise à terme des prix de l'énergie.
Contrairement aux énergies fossiles, dont la raréfaction augmente les prix, l'exploitation croissante des sources d'énergies renouvelables conduit à la diminution de leur prix : la gratuité du ?combustible?ou le faible coût de la biomasse donnent toute son importance à l'économie d'échelle industrielle générée par une production de marché de masse.
3) Les énergies renouvelables permettent de développer la production d'énergies décentralisées.
En recourant à ces formes d'énergies, les collectivités locales, les particuliers et les entreprises valorisent leurs territoires tout en sécurisant leur approvisionnement. En dehors des projets de grande envergure, les énergies renouvelables répondent aux enjeux de décentralisation et permettent une croissance de l'emploi au niveau local.
4) Les énergies renouvelables respectent l'environnement.
Le SER estime que plus de 20 millions de tonnes de CO2 seraient évitées en 2020 si le plan est appliqué. Un bienfait indéniable pour l'environnement et la santé.
5) Les énergies renouvelables représentent un puissant potentiel de développement pour les entreprises françaises.
Les filières renouvelables font partie des secteurs qui disposent aujourd'hui du plus fort potentiel de croissance dans le monde et la France détient une chance historique de profiter de cette tendance, grâce à son savoir-faire en la matière, à condition de maintenir les investissements de toutes les parties prenantes (État, entreprises, particuliers). Télécharger le livre blanc : ICI
La feuille de route du Syndicat des énergies renouvelables
Le Grenelle de l'environnement a fixé un objectif pour 2020 : atteindre 23% d'énergies renouvelables.
Le SER propose d'aller plus loin : porter la part des énergies renouvelables à 25 % en 2020 pour répondre aux enjeux énergétiques et industriels. Les projections pour 2030 qui prolongent les courbes entre 2012 et 2020, suggèrent que l'on pourrait atteindre une part d'énergies renouvelables d'au moins un tiers dans la consommation finale d'énergie. Russie : un gazoduc à la rescousse de la ville de SotchiAdler constitue l'une des six stations automatiques de distribution de gaz (AGDS) du gazoduc russe destiné à l'appro- visionnement de la ville de Sotchi et de la station balnéaire basée en bordure de la mer Noire. La station Adler demeure un point névralgique de la route du gaz [ Dzhubga - Lazarevskoye - Sotchi ] : il purifie le gaz naturel, réduit ou maintient automatiquement la pression et délivre le précieux combustible aux consommateurs finaux.
Lors des prochains Jeux Olympiques d'Hiver en 2014, ce gazoduc permettra selon Gazprom d'assurer de manière fiable et continue l'approvisionnement en électricité de la ville hôte des Jeux olympiques d'hiver et de livrer du gaz naturel aux différents sites olympiques, de transports et d'infrastructures touristiques. Le gazoduc qui possède une capacité annuelle de transport de quelque 3,8 milliards de mètres cubes s'étend sur 171,6 km. Environ 90% de la structure a été fixé au fond de la mer Noire, le long d'une ligne côtière, à une profondeur d'eau atteignant les 80 mètres. Le passage du gazoduc en offshore aurait permis d'après les responsables du projet d'éviter "une déforestation importante" et participe de fait à "la préservation des réserves naturelles". L'acheminement du gaz naturel dans la ville de Sotchi et dans la zone de Tuapse devrait aussi selon Gazprom avoir pour conséquences "d'impulser le développement de l'industrie de villégiatures dans ces régions tout en améliorant le niveau de vie de la population locale." Ensuite, non content d'abaisser considérablement le déficit énergétique, il pourrait également améliorer sensiblement la situation environnementale de la région en remplaçant avantageusement le charbon et le fioul, car à ce stade, "le gaz naturel reste un combustible beaucoup moins polluant" conclut le géant gazier. Livret A : Noyer saborde les espoirs d'une hausse de tauxLe gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a annoncé sur Europe 1 ce matin qu'il pourrait maintenir le taux du Livret A début février même en cas d'accélération de l'inflation... Les espoirs des épargnants prennent l'eau !
Mon petit déj' avec Aude de ThuinDans deux jours sera publié son premier livre : Femmes, si vous osiez (1). Une phrase-manifeste qui pourrait résumer sa vie. Car depuis toujours, Aude de Thuin a dû apprendre à « être elle ». Grande, naturellement élégante, de ce genre de beauté qu?on remarque lorsqu?elle entre dans une pièce. Et effrontée... « Beaucoup de gens me voient comme une aristo ou une bourgeoise, alors que j?ai simplement gardé le nom de mon premier mari. Rien ne m?a été donné. » Première d?une famille provinciale de six filles, elle y fait figure d?ovni. « J?étais ingérable. Je voulais apprendre, lire, faire plus que les autres. Ma mère n?a pas compris ça. Pour elle, l?ambition, c?était d?être fonctionnaire. »Quand elle entame ses études de psychologie, celle-ci lui coupe les vivres. Pour gagner de l?argent, elle sera mannequin, standardiste, pompiste... À 22 ans, Aude Le Roux se marie. Et à 30 ans, elle fait sa révolution : elle divorce, quitte la Bourgogne pour Paris avec cette annonce : « Jeune fille autodidacte cherche job. »lire la suite de l?article sur http://madame.lefigaro.fr Livret A : la Banque de France veut conserver le taux malgré l'inflationMalgré une hausse de l'inflation constatée par l'Insee, la hausse du taux du Livret A attendue au 1er février pourrait ne pas avoir lieu, c'est en tout cas ce que recommande la Banque de France et son gouverneur Christian Noyer.
La fermeture de Megaupload signe l'échec des lois antipiratageLa vaste opération internationale menée contre Megaupload préfigure sans doute le nouveau visage de la lutte contre le piratage. Mais elle pourrait déclencher un changement de cap salutaire pour tout le monde. Analyse. Allemagne : l'arrêt du nucléaire coûterait plus de 1.400 milliardsLa sortie du nucléaire pourrait coûter à l'Allemagne jusqu'à 1.700 milliards d'euros d'ici à 2030, a indiqué mardi Siemens, le géant industriel allemand. "Nous avons calculé qu'il faudra investir de 1.400 à 1.700 milliards d'euros dans le secteur de l'énergie allemand durant les vingt ans à venir", a indiqué à l'agence de presse Reuters, un membre du directoire de Siemens en charge du secteur de l'énergie (Michael Süss).
A l'occasion de la conférence annuelle Energiewirtschaft du quotidien Handelsblatt, il a précisé que ce montant faramineux serait payé d'une façon ou d'une autre, soit par "le contribuable" allemand, soit par "la clientèle" du groupe.
Fin novembre 2011, E.ON avait annoncé une suppression massive d'emplois, allant jusqu'à 12% de ses effectifs, soit entre 9000 et 11000, conséquence directe de la décision politique de fermer définitivement les centrales nucléaires allemandes d'ici 2022.
En effet, l'Allemagne a décidé de renoncer au nucléaire après la catastrophe de Fukushima survenue au Japon en mars 2011. Cette nouvelle estimation dépasse le montant donné par le deuxième électricien allemand (RWE), qui avançait la somme de 250 à 300 milliards d'euros. La Grèce et ses créanciers proches d'un accordUn pré-accord pourrait être conclu dès ce vendredi soir. Il devrait se solder pour les créanciers privés par une perte de 65% à 70% du montant de leurs créances. Taxes sur les transactions boursières : Actions, obligations et dérivés sont dans la tourmenteUne probable taxe sur les transactions financières pourrait voir prochainement le jour, et menace directement notre portefeuille boursier. Zoom sur la taxe qui fait grincer des dents les banques et les investisseurs...
"Pentagone français" : dépôt de plainte contre "Le Canard enchaîné"Bouygues annonce des poursuites contre Le Canard Enchaîné pour avoir écrit que le groupe pourrait être impliqué dans d'éventuels faits de corruption en marge de l'attribution du chantier du futur Pentagone français...
Livret A : La hausse du taux début 2012 ne fera pas que des heureux !Le livret A devrait connaitre une nouvelle hausse en février et s'établir entre 2,5 et 2,75%. une nouvelle qui pourrait bien être très néfaste aux différents placements d'épargne qui ne sont pas défiscalisés ! Explications...
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